Toujours des désaccords à Bruxelles autour de la Grèce

mercredi 24 juin 2015 18h51
 

par Jan Strupczewski et Renee Maltezou

BRUXELLES (Reuters) - Les créanciers de la Grèce ont demandé mercredi au gouvernement d'Alexis Tsipras de revoir sa copie sur ses propositions de réformes, semant le doute sur l'issue des négociations en vue d'un accord permettant à Athènes d'éviter un défaut sur sa dette.

Les discussions entre le gouvernement grec et ses bailleurs de fonds bloquent encore sur plusieurs points, dont les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises, mais elles se poursuivent avant une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro dans la soirée et un Conseil européen jeudi et vendredi dans la capitale belge.

Avant l'Eurogroupe, qui devait débuter à 19h00 (17h00 GMT) à Bruxelles, Alexis Tsipras a rencontré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, et la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

L'issue des discussions est très incertaine et il n'y a toujours pas d'accord, a déclaré un responsable proche des créanciers en marge de ces entretiens. Athènes espère toujours un accord ce mercredi ou jeudi, a dit pour sa part un responsable gouvernemental grec.

Le fait que le nouveau programme de réformes proposé par Athènes repose principalement sur des hausses d'impôts et de cotisations sociales et non sur des économies n'a pas convaincu les créanciers, dont les exigences ont été qualifiées d'"absurdes" par un ministre grec.

JUSQU'AU BOUT DE LA NUIT

Alexis Tsipras a dénoncé l'attitude "étrange" de "certains" créanciers.   Suite...

 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (à gacuhe), et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.  Les créanciers de la Grèce ont demandé mercredi au gouvernement d'Alexis Tsipras de revoir sa copie sur ses propositions de réformes, semant le doute sur l'issue des négociations en vue d'un accord permettant à Athènes d'éviter un défaut sur sa dette. /Photo prise le 24 juin 2015/REUTERS/Julien Warnand/Pool