Le secteur privé croît plus que prévu en juin en Allemagne

mardi 23 juin 2015 10h05
 

PARIS/LONDRES/BERLIN (Reuters) - La croissance du secteur privé s'est accélérée plus que prévu en Allemagne en juin, des données qui laissent entrevoir un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,3% sur la période avril-juin, la fin du deuxième trimestre semblant plus dynamique que son entame.

L'indice PMI composite, qui compile les chiffres du secteur manufacturier et ceux des services, soit plus des deux tiers de l'économie, est passé à 54,0 en juin en première estimation, contre 52,6 en mai, restant ainsi pour le 26e mois d'affilée au-dessus de la barre des 50 qui délimite la croissance de l'activité de la contraction.

"Une hausse du PIB de 0,3%, si jamais elle est avérée, est une performance honorable (...) mais étant donné les stimuli dont bénéficie actuellement l'économie de la zone euro, on serait en droit d'attendre des chiffres de croissance encore meilleurs", a déclaré Chris Williamson, économiste en chef chez Markit.

Sur les trois premiers mois de l'année, l'Allemagne a vu son PIB augmenter de 0,3%.

Chris Williamson note que les incertitudes liées à la fois à la Russie et à la Grèce pèsent sur les conditions d'activité en Allemagne, tout en relevant que les entreprises du pays commencent à ressentir les effets d'une concurrence accrue de pays tels que l'Espagne et l'Irlande, deux pays qui connaissent actuellement une vive croissance.

L'indice PMI du seul secteur manufacturier a progressé plus que prévu en juin, s'établissant à 51,9 contre 51,1 en mai et 51,3 attendu. Celui des services a atteint 54,2 contre 53,0 en mai. Les économistes avaient anticipé un niveau inchangé.

(Jean-Baptiste Vey, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

 
La croissance du secteur privé s'est accélérée plus que prévu en Allemagne en juin, des données qui laissent entrevoir un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,3% sur la période avril-juin, la fin du deuxième trimestre semblant plus dynamique que son entame. /Photo d'archives/REUTERS/Thomas Peter