La Grèce et ses créanciers campent sur leurs positions

lundi 15 juin 2015 17h38
 

par Renee Maltezou et Andreas Rinke

ATHENES/BERLIN (Reuters) - La Grèce a réitéré lundi son refus de céder aux exigences de ses créanciers, s'agissant notamment des retraites, après l'échec de leurs pourparlers ce week-end, qui fait craindre à la Commission européenne un basculement du pays dans un "état d'urgence" en cas de sortie de la zone euro.

L'exécutif européen a annoncé dimanche l'échec de sa "dernière tentative" de discussions avec le gouvernement d'Alexis Tsipras, auquel il reproche de ne pas avancer de propositions convaincantes pour redresser les finances du pays et obtenir ainsi le versement d'une aide.

La Commission a renvoyé le dossier aux ministres des Finances de la zone euro qui se réunissent jeudi dans le cadre de l'Eurogroupe et elle a prévenu qu'elle ne s'impliquerait à nouveau qu'en cas de nouvelles propositions d'Athènes.

Sans cette aide, la Grèce risque de ne pas pouvoir rembourser 1,6 milliard d'euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 30 juin et de se retrouver en situation de défaut sur sa dette, avec la perspective d'une sortie de la zone euro qui plongerait cette dernière dans l'inconnu.

S'exprimant devant le Parlement européen, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a néanmoins annoncé que, d'après les propos des responsables grecs, Athènes honorera ses obligations en intégralité et en temps voulu.

Face à cette situation de blocage, une exaspération grandissante à l'égard de la Grèce s'exprime dans l'Union européenne.

Cette impasse inquiète aussi les investisseurs. La Bourse d'Athènes a perdu 4,68% tandis qu'augmentaient les rendements des obligations d'Etat des pays de la zone euro aux finances publiques jugées les moins solides, tels l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Les titres des banques italiennes, espagnoles et portugaises ont été également pénalisés en bourse.

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Drapeaux grec et de l'Union européenne à Athènes. La Grèce a réitéré lundi son refus de céder aux exigences de ses créanciers, s'agissant notamment des retraites, après l'échec de leurs pourparlers ce week-end, qui fait craindre à la Commission européenne un basculement du pays dans un "état d'urgence" en cas de sortie de la zone euro. /Photo prise le 15 juin 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis