Europcar valorisé jusqu'à €2 milliards pour son entrée en Bourse

lundi 15 juin 2015 15h55
 

PARIS (Reuters) - Europcar a détaillé lundi les termes financiers de son introduction en Bourse, qui pourrait valoriser la société de location automobile jusqu'à deux milliards d'euros.

Le groupe a annoncé que la fourchette indicative du prix de l'offre applicable à l'offre à prix ouvert et au placement global avait été fixée entre 11,50 euros et 15 euros et que la taille initiale de l'offre totale était d'environ 854,5 millions.

"(La) valeur d'equity (...) serait comprise environ entre 1,7 milliard d'euros et deux milliards d'euros en fonction du pricing de l'opération", a déclaré Caroline Parot, directrice financière d'Europcar, au cours d'une conférence téléphonique.

Sur la taille initiale de l'offre, environ 475 millions d'euros correspondent à des actions nouvelles, comme annoncé fin mai, et environ 379,5 millions d'euros à 33 millions d'actions existantes cédées notamment par Eurazeo, sur la base du bas de la fourchette.

A ces actions existantes pourra s'ajouter une option de surallocation, a précisé Europcar dans un communiqué.

Eurazeo est actionnaire à 87% d'Europcar. "L'objectif est d'avoir un flottant de l'ordre de 50%", a précisé Philippe Germond, président du directoire et directeur général du groupe.

A l'issue de l'offre, la société d'investissement devrait conserver entre 36% du capital dans l'hypothèse de la borne inférieure de la fourchette, et le flottant se monter à 59%. Dans le cas de figure du haut de la fourchette, Eurazeo serait à 39% et le flottant à 55%.

La fixation du prix de l'offre, grâce à laquelle Europcar entend réduire son endettement et conforter sa croissance sur un marché de la location en pleine mutation, est prévue le 25 juin, et le début des négociations des actions sur Euronext Paris le 30 juin.

(Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)

 
Europcar a détaillé lundi les termes financiers de son introduction en Bourse, qui pourrait valoriser la  société de location automobile jusqu'à deux milliards d'euros. /Photo prise le 15 juin 2015/REUTERS/Régis Duvignau