Alexis Tsipras en quête d'un allègement de la dette grecque

samedi 13 juin 2015 18h42
 

par Renee Maltezou et Jan Strupczewski

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - Alors que les négociations doivent reprendre ce samedi à Bruxelles, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit prêt à accepter des compromis douloureux pour parvenir à un accord avec les créanciers d'Athènes à condition d'obtenir en retour un allègement de la dette, qu'exclut l'Allemagne.

Sans cela, a-t-il dit à ses ministres qui sont arrivés samedi à Bruxelles avec de nouvelles propositions, il n'acceptera aucun accord avec l'Union européenne et le FMI qui isolerait son pays du reste de l'Europe.

"Si nous avons une solution viable, quelle que soit la difficulté des compromis, nous porterons ce fardeau parce que les seuls critères consistent à sortir de la crise et des plans de sauvetage", a-t-il dit vendredi soir, selon un responsable du gouvernement, aux ministres envoyés à Bruxelles pour reprendre les négociations.

L'expression de "solution viable" renvoie à sa demande d'annuler une large part de la dette accumulée par la Grèce (qui représente 175% de son PIB), une condition qu'il juge vitale pour remettre l'économie grecque sur pied après cinq années de récession.

Mais l'idée d'un effacement partiel de la dette grecque est catégoriquement rejetée par l'Allemagne, principal pays contributeur des 240 milliards d'euros d'assistance financière accordée à la Grèce depuis 2010 en échange de mesures d'austérité et dont la dernière tranche, de 7,2 milliards, reste à débloquer.

A Berlin, le ministère allemand des Finances a du reste démenti samedi que ses services travaillaient sur un projet visant à organiser une restructuration systématique de la dette pour tous les pays qui deviendraient insolvables.

Le magazine Der Spiegel rapportait que le ministre des Finances Wolfgang Schäuble avait demandé à ses services de plancher sur un projet de système de restructuration de la dette pour les pays insolvables afin d'assurer leur maintien dans la zone euro.

"Ces informations sont erronées", a commenté un porte-parole du ministère des Finances. "Nous concentrons entièrement nos efforts sur la résolution de l'actuelle crise grecque dans le cadre du programme d'aide en cours", a-t-il ajouté.   Suite...

 
Alors que les négociations doivent reprendre ce samedi à Bruxelles, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est dit prêt à accepter des compromis douloureux pour parvenir à un accord avec les créanciers d'Athènes à condition d'obtenir en retour un allègement de la dette, qu'exclut l'Allemagne. /Photo prise le 12 juin 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis