La Grèce et l'UE disent croire encore à un accord

vendredi 12 juin 2015 09h50
 

ATHENES (Reuters) - La Grèce espère conclure un accord avec ses créanciers lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro le 18 juin, a déclaré vendredi un ministre grec tandis que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, affirmait que "la balle est dans le camp grec".

Le ton des discussions entre Athènes et ses créanciers s'est de nouveau durci jeudi avec le départ des négociateurs du Fonds monétaire international (FMI) de la table des pourparlers, justifié par des "divergences majeures". Une source grecque a parallèlement déclaré à Reuters que la totalité de la délégation grecque présente à Bruxelles avait regagné Athènes.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a de son côté jugé que les deux parties n'avaient "plus le temps de marchander".

La Grèce doit trouver un terrain d'accord avec ses créanciers avant le 30 juin, date de l'expiration du plan d'aide international en cours et d'une échéance de 1,6 milliard d'euros de dettes au FMI.

"J'espère que (l'accord) interviendra très bientôt, le 18 juin, lors de l'Eurogroupe", a dit Alekos Flabouraris à la chaîne de télévision publique ERT.

Pour Jean-Claude Juncker, la conclusion d'un accord est nécessaire "dans les jours qui viennent".

"Je crois que la balle est dans le camp grec", a-t-il dit sur France Culture, tout en relativisant la signification du départ des représentants du FMI. "Ça arrive souvent", a-t-il dit. "Ceux qui partent doivent toujours revenir."

"J'ai fait le tour de la question hier avec le Premier ministre grec", a-t-il expliqué. "J'ai formulé un certain nombre d'observations et de propositions sur lesquelles le gouvernement grec s'est penché hier soir."

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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (à gauche), et le président de la Commission européenne, Le chef de l'exécutif européen a déclaré vendredi que la conclusion d'un accord entre la Grèce et ses créanciers était nécessaire "dans les jours qui viennent",, soulignant que la balle était dans le camp d'Athènes au lendemain de discussions à Bruxelles qui n'ont permis apparemment aucune avancée. /Photo prise le 11 juin 2015/REUTERS/Emmanuel Dunand/Pool