Les créanciers font monter la pression sur Athènes

jeudi 11 juin 2015 07h15
 

par Renee Maltezou et Alastair Macdonald

BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants de l'Allemagne, de la France et de la Commission européenne ont sommé mercredi la Grèce de s'entendre avec ses créanciers internationaux plutôt que de chercher à obtenir des conditions plus avantageuses à des fins politiques.

Les dernières propositions de réformes d'Athènes pour obtenir une nouvelle aide financière ne correspondent pas à ce qui a été convenu il y a une semaine et la balle est clairement dans le camp du gouvernement d'Alexis Tsipras, a déclaré la Commission européenne.

Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus en fin de soirée à Bruxelles avec le Premier ministre grec pour répéter ce message et sont convenus d'une nouvelle intensification des discussions en cours, a déclaré un porte-parole du gouvernement allemand.

"Nous avons décidé d'intensifier les efforts pour rapprocher les positions et parvenir, je pense, à une solution dans la période à venir", a renchéri Alexis Tsipras à l'issue de la discussion.

"Je pense que la direction politique européenne comprend que nous devons offrir une solution viable à la Grèce", a-t-il ajouté en insistant sur la nécessité de maintenir la cohésion sociale tout en retrouvant une dette soutenable.

La Grèce, dont la situation financière continue de s'aggraver, cherche à conclure un accord avec ses créanciers sur un ensemble de réformes économiques en échange d'une aide pour ne pas faire défaut sur sa dette à la fin du mois, quand elle pourrait devoir rembourser 1,6 milliard d'euros au fonds monétaire international (FMI).

L'Allemagne a insisté sur le fait que tout accord devait recevoir l'assentiment des trois institutions créancières (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).

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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles. Les dirigeants de l'Allemagne, de la France et de la Commission européenne ont sommé mercredi la Grèce de s'entendre avec ses créanciers internationaux plutôt que de chercher à obtenir des conditions plus avantageuses à des fins politiques.  /Photo prise le 11 juin 2015/REUTERS/Yves Herman