Le dialogue entre Athènes et ses créanciers reste tendu

mercredi 10 juin 2015 20h34
 

par Jan Strupczewski et George Georgiopoulos

BRUXELLES/ATHENES (Reuters) - Les dernières propositions de réformes de la Grèce pour obtenir une nouvelle aide financière ne correspondent pas à ce qui a été convenu il y a une semaine et la balle est clairement dans le camp du gouvernement d'Alexis Tsipras, a déclaré mercredi la Commission européenne.

La Grèce, dont la situation financière continue de s'aggraver, cherche à conclure un accord avec ses créanciers sur un ensemble de réformes économiques en échange d'une aide pour ne pas faire défaut sur sa dette à la fin du mois, quand elle pourrait devoir rembourser 1,6 milliard d'euros au fonds monétaire international (FMI).

L'Allemagne a fait savoir que tout accord devait recevoir l'assentiment des trois institutions créancières (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international).

"L'Allemagne n'acceptera un accord sur la Grèce que s'il est approuvé par les trois institutions, tout le reste est pure invention", a déclaré un porte-parole gouvernemental en réaction à des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles Berlin serait prêt à assouplir sa position.

Il a ajouté que la chancelière Angela Merkel et le président François Hollande verraient le Premier ministre grec Alexis Tsipras dans la soirée à Bruxelles pour un "échange de vues" sur les négociations sur la dette, une information annoncée au même moment par la France.

Alexis Tsipras a par ailleurs rencontré mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour "un échange de vues détaillé dans un climat constructif", a-t-on appris dans l'entourage du gouvernement grec. Les deux hommes se verront à nouveau jeudi.

Perçu pendant plusieurs semaines comme un intermédiaire privilégié entre la Grèce et ses créanciers européens, Jean-Claude Juncker a accusé dimanche Alexis Tsipras de déformer les propositions de ces derniers et de tromper les parlementaires grecs.

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, accueille le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, venu participer au sommet entre l'UE et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes. Pour la Commission européenne, les  dernières propositions de réformes de la Grèce pour obtenir une nouvelle aide financière ne correspondent pas à ce qui a été convenu il y a une semaine et la balle est clairement dans le camp du gouvernement grec. /Photo prise le 10 juin 2015/REUTERS/François Lenoir