Alexis Tsipras veut le retrait des propositions "absurdes"

vendredi 5 juin 2015 20h47
 

ATHENES (Reuters) - Alexis Tsipras a déclaré vendredi que son gouvernement ne pouvait accepter les propositions "absurdes" et "irréalistes" qui lui ont été présentées cette semaine les créanciers de la Grèce et a dit vouloir croire à leur retrait.

"Les propositions présentées par les créanciers sont irréalistes", a affirmé le Premier ministre grec devant le Parlement. "Le gouvernement grec ne peut pas accepter des propositions absurdes."

Alexis Tsipras a néanmoins estimé qu'en dépit de ce qu'il a qualifié de "recul dans les négociations", Athènes, l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) étaient "plus proches que jamais d'un accord" -- à condition que la proposition "réaliste" de son gouvernement, qui répond selon lui aux attentes des créanciers, soit prise en considération.

La Grèce a besoin d'un accord qui mette fin aux spéculations sur son éventuelle sortie de la zone euro, a insisté le Premier ministre.

Dans ce qui apparaît comme une menace, il a ajouté que son gouvernement pourrait agir unilatéralement en rétablissant les conventions collectives des salariés grecs, une initiative que refusent les créanciers d'Athènes.

"Le temps n'est pas compté uniquement pour nous, il est compté pour tout le monde", a-t-il dit. "Il est certain que dans les prochains jours beaucoup de choses vont être dites, puisque nous sommes dans la dernière ligne droite."

Présenté mercredi soir au Premier ministre grec, le projet préparé par le Groupe du Bruxelles est jugé inacceptable par Athènes, qui a opté pour un report à la fin du mois du remboursement de 300 millions d'euros dus au FMI initialement prévu ce vendredi.

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Alexis Tsipras a déclaré vendredi devant le Parlement grec que son gouvernement ne pouvait pas accepter les propositions "absurdes" que lui ont présentées cette semaine les créanciers de la Grèce et a dit vouloir croire à leur retrait. /Photo prise le 5 juin 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis