Wall Street finit en repli avec l'énergie et la Grèce

jeudi 4 juin 2015 23h26
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en baisse jeudi, dans des échanges heurtés, réagissant à la fois à l'incertitude persistante dans les négociations sur la dette grecque et au recul des cours du pétrole et des matières premières.

L'indice Dow Jones des 30 grandes valeurs a cédé 170,69 points, soit 0,94%, à 17.905,58 et le Standard & Poor's 500, plus large, a abandonné 18,23 points ou 0,86% à 2.095,84, clôturant sous sa moyenne mobile de 50 jours.

Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a reculé de son côté de 40,11 points (0,79%) à 5.059,13.

La Grèce a différé le remboursement d'un prêt du Fonds monétaire international (FMI), demandant à regrouper ses différentes échéances du mois de juin, et la chancelière allemande Angela Merkel a reconnu qu'un accord semblait encore loin entre Athènes et ses créanciers internationaux. Peu avant la clôture, on apprenait l'annulation d'une réunion qui était envisagée vendredi à Bruxelles en présence du Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

"Il y a beaucoup de volatilité liée aux événements en Europe, les investisseurs sont suspendus au moindre mot sur la Grèce", commente Bruce Zaro, analyste technique chez Bolton Global Asset Management à Boston.

Le marché a aussi réagi à la statistique de la productivité au premier trimestre, nettement révisée pour faire ressortir une baisse de 3,1% en variation annuelle au lieu du recul de 1,9% initialement annoncé. Cela a entraîné un bond de 6,7% du coût unitaire du travail, sa plus forte hausse en un an, qui, avec l'annonce d'une baisse plus forte que prévu des inscriptions au chômage la semaine dernière, relance les spéculations sur une hausse des taux de la Réserve fédérale avant la fin de l'année..

Les investisseurs s'en feront une idée plus précise vendredi avec la statistique des créations d'emplois de mai, attendues au nombre de 225.000 après les 223.000 annoncées pour avril.

"Toute l'attention se focalise sur le rapport sur l'emploi, avec la crainte que ce soit un bon chiffre", note Tim Ghriskey, chez Solaris Group à Bedford Hills (New York). "Un chiffre pas forcément énorme mais juste meilleur qu'attendu risquerait de relancer les tensions sur les taux longs".

Le FMI a conseillé jeudi à la Fed de patienter jusqu'au premier semestre 2016 avant de commencer à relever ses taux, en l'absence de signes tangibles de reprise de l'inflation   Suite...

 
LA CLÔTURE DES MARCHÉS AMÉRICAINS