Athènes espère un accord rapide, la BCE et le FMI sont prudents

vendredi 29 mai 2015 08h04
 

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec espère conclure un accord financier avec ses créanciers d'ici dimanche, a déclaré son porte-parole jeudi, mais la BCE et le FMI restent très prudents sur les chances d'une issue rapide des discussions en cours.

"L'équipe grecque est à Bruxelles avec pour objectif de conclure un accord dans les jours qui viennent", a dit Gabriel Sakellaridis lors d'une conférence de presse.

Il a confirmé les propos tenus mercredi par un haut fonctionnaire gouvernemental selon lesquels un projet d'accord était en phase de rédaction, pourtant rapidement démentis par des responsables de la zone euro.

Gabriel Sakellaridis a précisé que les négociateurs grecs avaient présenté des propositions très précises et que les équipes techniques les avaient encore améliorées.

La Commission européenne estime de son côté que les négociations de la dette avec la Grèce doivent encore progresser.

Pierre Moscovici, commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires, a jugé qu'un accord est encore possible, mais qu'il travailler nuit et jour pour y aboutir.

"Les discussions avancent, elles ont davantage progressé au cours des trois dernières semaines que lors des trois derniers mois (...) mais nous n'y sommes pas encore et nous avons peu de temps pour trouver l'accord nécessaire", a-t-il dit à des journalistes.

Quant au vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vitor Constancio, il a souligné la gravité de la situation en excluant pour l'instant tout allégement des contraintes imposées à la Grèce en matière d'accès aux liquidités.

"Ce n'est que lorsque la revue définitive (...) du programme sera achevée et réussie que nous, le Conseil des gouverneurs, pourrons envisager de modifier cela. Mais pas avant", a-t-il dit à la presse.   Suite...

 
Le gouvernement grec espère conclure un accord financier avec ses créanciers d'ici dimanche, mais la BCE et le FMI restent très prudents sur les chances d'une issue rapide des discussions en cours. /Photo prise le 28 mai 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis