Athènes dit un accord proche, des officiels de l'UE démentent

mercredi 27 mai 2015 22h04
 

par Lefteris Papadimas

ATHÈNES (Reuters) - Le gouvernement grec a dit mercredi que les travaux de rédaction d'un projet d'accord avec les créanciers avaient commencé, ouvrant ainsi la voie au déblocage d'une aide financière, mais des hauts fonctionnaires européens ont rapidement démenti ces propos, estimant qu'il s'agit plutôt d'un voeu pieux.

Sans accord entre la Grèce et ses bailleurs de fonds sur un programme de réformes, Athènes risque le défaut de paiement, voire la faillite, en l'espace de quelques semaines.

La Grèce doit rembourser 300 millions d'euros au Fonds monétaire international le 5 juin et plusieurs responsables gouvernementaux disent qu'elle n'a pas les moyens de le faire.

De nouvelles discussions ont démarré mercredi à Bruxelles et un haut fonctionnaire du gouvernement grec a dit que la Grèce et ses créanciers avaient entamé la rédaction d'un projet d'accord allant dans le sens d'Athènes, qui ne veut pas entendre parler d'une réduction des salaires et des retraites et qui souhaite un objectif d'excédent primaire bas dans un premier temps.

"Au Groupe de Bruxelles aujourd'hui, les procédures pour rédiger un accord au niveau des négociateurs commencent", a-t-il dit en référence aux pourparlers entre Athènes, l'Union européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Il a ajouté que le Premier ministre Alexis Tsipras serait en contact permanent avec d'autres dirigeants pour conclure un accord.

Le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis a toutefois déclaré que la Grèce et ses créanciers étaient encore loin d'un accord. "Nous travaillons très intensivement afin de permettre un accord au niveau des experts. Nous n'y sommes pas encore parvenus", a-t-il dit.

D'autres responsables de la zone euro ont été plus directs. L'un d'entre eux a dit que les propos d'Athènes n'avaient aucun sens. Un autre a déclaré: "Si au moins c'était vrai".   Suite...

 
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (à droite) et des membres de son gouvernement, à Athènes. La Grèce et ses créanciers ont entamé au niveau des hauts fonctionnaires la rédaction d'un projet d'accord qui n'inclura aucune réduction des salaires et des pensions de retraite. /Photo prise le 27 mai 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis