EDF pose ses conditions à un rachat des réacteurs d'Areva

mardi 19 mai 2015 14h54
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - EDF a officialisé mardi son intention de racheter l'activité réacteurs nucléaires d'Areva et a défendu la logique industrielle du projet, tout en estimant qu'il ne pourrait se concrétiser qu'à un prix "de marché" et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur.

Des sources au fait du dossier avaient indiqué début mai qu'EDF était prêt a faire une offre sur Areva NP, dont les activités incluent l'ingénierie, la fabrication des réacteurs et leur maintenance, mais que le projet butait pour le moment sur des questions de valorisation.

Selon l'une de ces sources, Areva NP est valorisé 2,7 milliards d'euros dans les comptes du groupe.

"La transaction ne peut se faire qu'à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu'EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d'Areva, notamment en Finlande. Ma responsabilité est que l'intérêt social d'EDF soit respecté", a déclaré au Figaro le PDG de l'électricien public, Jean-Bernard Lévy.

"Dans quelques jours, nous devrions être en mesure de faire nos propositions à Areva et au gouvernement", a-t-il ajouté, avant l'assemblée générale des actionnaires d'EDF qui s'est tenue mardi.

"La proposition ambitieuse d'EDF respecte et préserve les compétences techniques de l'activité réacteurs d'Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers", a également déclaré Jean-Bernard Lévy.

Une source gouvernementale a indiqué qu'une réunion aurait lieu le 3 juin à l'Elysée sur le sujet, confirmant une information du Figaro.

Le président d'Areva Philippe Varin, également administrateur d'EDF, a de son côté souligné que les décisions qui seront prochainement prises sur l'avenir d'Areva devraient répondre aux besoins de financement du groupe et assurer sa solidité à long terme.   Suite...

 
EDF a officialisé son intention de racheter l'activité réacteurs nucléaires d'Areva et a défendu la logique industrielle du projet, tout en estimant qu'il ne pourrait se concrétiser qu'à un prix "de marché" et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier