EDF pose ses conditions à un rachat des réacteurs d'Areva

mardi 19 mai 2015 09h30
 

PARIS (Reuters) - EDF a inscrit mardi son projet de rachat de l'activité réacteurs nucléaires d'Areva dans une logique industrielle mais estime qu'il ne pourra se concrétiser qu'à un prix "de marché" et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur.

Des sources au fait du dossier avaient indiqué début mai qu'EDF était prêt a faire une offre sur Areva NP, dont les activités incluent l'ingénierie, la fabrication des réacteurs et leur maintenance, mais que le projet butait pour le moment sur des questions de valorisation.

Selon l'une de ces sources, Areva NP est valorisé 2,7 milliards d'euros dans les comptes du groupe.

"La transaction ne peut se faire qu'à un prix de marché. Et elle doit prévoir des garanties pour qu'EDF ne soit pas exposé aux risques liés au passé d'Areva, notamment en Finlande. Ma responsabilité est que l'intérêt social d'EDF soit respecté", a déclaré au Figaro le PDG de l'électricien public, Jean-Bernard Lévy.

"Dans quelques jours, nous devrions être en mesure de faire nos propositions à Areva et au gouvernement", a-t-il ajouté.

"La proposition ambitieuse d'EDF respecte et préserve les compétences techniques de l'activité réacteurs d'Areva, et ouvre la voie à des alliances avec des tiers, des partenaires industriels, français ou étrangers", a également déclaré Jean-Bernard Lévy.

Selon Le Figaro, "tous les protagonistes de ce dossier ont rendez-vous le 3 juin à l'Elysée pour un rendez-vous qui s'annonce crucial".

Les actifs convoités par EDF sont logés dans le pôle Réacteurs et services d'Areva, qui a représenté près de 40% du chiffre d'affaires total du groupe en 2014.

Dans le scénario d'un rachat de ces actifs, EDF se doterait d'une nouvelle division qui serait filialisée, pour lui permettre de travailler avec d'autres clients et éventuellement faire entrer d'autres partenaires à son capital.   Suite...

 
EDF inscrit son projet de rachat de l'activité réacteurs nucléaires d'Areva dans une logique industrielle mais estime qu'il ne pourra se concrétiser qu'à un prix "de marché" et assorti de garanties liées aux passifs de son fournisseur. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau