EasyJet prévoit un 3e trimestre plus difficile

mardi 12 mai 2015 16h03
 

par Sarah Young

LONDRES (Reuters) - EasyJet a fait état mardi d'une dégradation de ses conditions d'activité en avril, une grève des contrôleurs aériens français ayant nui à sa rentabilité tandis que le crash de la Germanwings en France pesait sur les réservations, une situation qui fait chuter son titre en Bourse.

La deuxième compagnie aérienne "low cost" européenne derrière Ryanair assure tabler sur une poursuite de sa croissance sur l'exercice en cours, la saison hivernale s'étant soldée par un bénéfice pour la première fois de son histoire.

Mais les investisseurs retiennent surtout les mauvaises nouvelles, des analystes notant que le bénéfice annuel devrait refléter l'impact négatif de 25 millions de livres de la grève du contrôle aérien en France, qui a conduit à l'annulation de plus de 600 vols.

La directrice générale du groupe britannique, Carolyn McCall, a parlé d'avril comme d'un "mois exceptionnellement horrible", expliquant que les incertitudes liées à la grève et les répercussions du crash de la Germanwings en mars avait découragé bon nombre de voyageurs.

"Beaucoup de passagers n'ont tout simplement pas réservé en avril (...) Il ne fait aucun doute que lorsqu'un événement aussi tragique se produit, les consommateurs réagissent", a-t-elle dit, expliquant que l'impact financier de ce facteur était difficile à évaluer mais assurant qu'il serait temporaire.

Le groupe prévoit une baisse d'environ 4% de son chiffre d'affaires par siège au troisième trimestre, hors variations de devises. Cette prévision intègre aussi le calendrier défavorable de Pâques et la répercussion à la baisse sur les tarifs de l'évolution des prix du kérosène.

PREMIER SEMESTRE BÉNÉFICIAIRE   Suite...

 
EasyJet a déclaré mardi qu'il devait faire face à des conditions d'activité difficiles lors du trimestre en cours, le troisième de l'exercice 2014-2015, la compagnie aérienne britannique évoquant l'impact de la grève des contrôleurs aériens français du mois dernier et un recul anticipé des revenus récurrents. /Photo d'archives/REUTERS/Phil Noble