Athènes attend de l'Eurogroupe un satisfecit peu probable

lundi 11 mai 2015 13h56
 

par Renee Maltezou et Paul Taylor

ATHENES/BRUXELLES (Reuters) - La Grèce a de nouveau demandé lundi aux autres pays de la zone euro de prendre acte des progrès de leurs négociations dans l'espoir de faciliter son accès à de nouveaux financements mais la réunion des ministres des Finances à Bruxelles ne devrait déboucher sur aucune avancée décisive.

Des sources proches des discussions au sein de la Banque centrale européenne (BCE) ont déclaré que les avancées réalisées sur les sujets clés étaient trop limitées et les incertitudes encore trop importantes pour autoriser Athènes à augmenter ses émissions de bons du Trésor, sa principale source de liquidité.

La Grèce doit rembourser mardi 750 millions d'euros au Fonds monétaire international (FMI) et assure qu'elle le fera, mais elle a dû recourir à des mesures exceptionnelles pour remplir ses caisses ses dernières semaines et éviter de compromettre le paiement des traitements et des pensions de retraite à la fin du mois.

"La Grèce tiendra toujours ses engagements envers ses créanciers et c'est évidemment ce que nous ferons une fois de plus demain", a dit le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, à son arrivée à Bruxelles.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Sakellaridis, a expliqué de son côté et qu'Athènes n'avait aucun "plan B" en préparation.

"Ce qu'il attend de l'Eurogroupe d'aujourd'hui, c'est qu'il soit pris acte du fait que des progrès considérables ont été réalisés au cours des discussions", a-t-il dit.

Un haut responsable de l'Union européenne a déclaré que les négociations, qui se sont poursuivies tout le week-end, n'avaient que peu progressé sur les points clés que sont les retraites, la réforme du marché du travail et les objectifs budgétaires pour cette année et l'an prochain.

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Place de la Constituion à Athènes. La réunion des ministres des Finances de la zone euro en fin de journée à Bruxelles ne devrait déboucher sur aucune avancée décisive malgré les progrès réalisés sur certains dossiers, a prévenu lundi le ministre grec, Yanis Varoufakis. /¨Photo prise le 11 mai 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis