Athènes veut vite des fonds, les discussions continuent

lundi 4 mai 2015 15h36
 

par George Georgiopoulos et Jan Strupczewski

ATHÈNES/BRUXELLES (Reuters) - La Grèce prévoit de respecter toutes ses obligations financières mais aura besoin d'une nouvelle aide avant fin mai, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement.

La Grèce, qui doit rembourser 970 millions d'euros au Fonds monétaire international (FMI) d'ici le 12 mai, emprunte aux administrations et aux collectivités locales pour tenter de respecter ses engagements.

"La question des liquidités est un problème urgent", a déclaré le porte-parole du gouvernement grec, Gabriel Sakellaridis, lors d'une conférence de presse, tout en indiquant qu'Athènes avait "l'intention de faire face à (ses) obligations financières dans les temps".

Le gouvernement grec "n'attendra pas jusqu'à la fin mai pour une injection de liquidités" et il compte que ces fonds irriguent l'économie grecque "dès que possible", a-t-il ajouté.

Le déblocage d'une nouvelle aide à la Grèce dépend de la conclusion d'un accord entre Athènes et ses créanciers internationaux sur un ensemble de réformes (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne, également surnommés "Groupe de Bruxelles").

Les discussions sur le sujet ont repris jeudi. Elles se sont poursuivies durant le week-end et continuent.

Ces négociations se sont avérées "constructives, même s'il reste encore du travail", a déclaré lundi le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, en refusant de donner davantage de détails.

Interrogé sur Mega TV, le ministre grec du Travail, Panos Skourletis, a jugé que le FMI était intraitable dans ses exigences en matière de baisse des pensions de retraite et d'assouplissement des procédures de licenciement dans le secteur privé et dans son opposition au relèvement du salaire minimum envisagé par le gouvernement.   Suite...

 
Le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Vitor Constancio, est confiant sur la perspective de voir Athènes conclure un accord avec ses créanciers internationaux afin d'éviter une sortie de la Grèce de la zone euro et se dit persuadé que le scénario du pire sera évité. /Photo prise le 24 avril 2015/REUTERS/Kostas Tsironis