Deutsche Bank peine à convaincre sur sa restructuration

lundi 27 avril 2015 12h39
 

par Thomas Atkins et Jonathan Gould

FRANCFORT (Reuters) - Deutsche Bank va réduire de 200 milliards d'euros ses actifs dans la banque d'investissement et abandonner certains de ses marchés géographiques dans le cadre d'un plan de restructuration dont la banque allemande chiffre le coût à 3,7 milliards d'euros.

Une fois mis en oeuvre, ce plan qui comprend également la cession de la filiale Deutsche Postbank et des investissements dans le numérique, doit permettre au groupe de réaliser des économies annuelles de 3,5 milliards d'euros.

A Francfort, le titre Deutsche Bank chutait de 3,6% à 30,43 euros vers 12h30, plus forte baisse des valeurs bancaires européennes, les investisseurs doutant de la capacité des deux coprésidents du directoire, Jürgen Fitschen et Anshu Jain, à atteindre leurs nouveaux objectifs.

"Il y a des objectifs à l'horizon 2020 et des projets d'économies et d'investissement que nous allons prendre comme le marché avec un certain scepticisme, au regard de leurs antécédents contrastés", relève Omar Fall, un analyste de Jefferies International.

Depuis que les deux coprésidents ont pris en mains les destinées de la banque en 2012, l'action Deutsche Bank n'a gagné que 22%, alors que l'indice bancaire européen Stoxx a bondi de 84% dans le même temps.

PRECISIONS DANS TROIS MOIS

L'annonce de la restructuration est intervenue au lendemain de la publication par Deutsche Bank d'une division par deux de son bénéfice net au premier trimestre, la performance de la banque d'investissement n'ayant pas permis de compenser l'impact de lourds frais juridique.   Suite...

 
Jürgen Fitschen et Anshu Jain, coprésidents du directoire de Deutsche Bank, lors d'une conférence de presse à Francfort. Deutsche Bank va réduire de 200 milliards d'euros ses actifs dans la banque d'investissement et quitter certains de ses marchés géographiques dans le cadre de son plan de restructuration dont la banque allemande chiffre le coût à 3,7 milliards d'euros. /Photo prise le 27 avril 2015/REUTERS/Kai Pfaffenbach