La Grèce offre des concessions, ses créanciers se lassent

vendredi 24 avril 2015 11h39
 

par Jan Strupczewski et Robin Emmott

RIGA (Reuters) - Le gouvernement grec, en mal de liquidités, a proposé vendredi une série de concessions sur certaines des réformes réclamées par ses créanciers internationaux mais ses partenaires de l'Eurogroupe ont appelé à une accélération des négociations.

Dans une note de blog publiée avant l'ouverture, à Riga, d'une nouvelle réunion avec ses collègues de l'Eurogroupe, le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, se dit d'accord avec certaines conditions formulées par les créanciers d'Athènes mais maintient que leur approche a échoué et qu'ils doivent la modifier.

"Les désaccords actuels avec nos partenaires ne sont pas insurmontables", écrit-il.

"Notre gouvernement a hâte de rationaliser le système de retraite (en limitant par exemple les départs anticipés à la retraite), poursuivre la privatisation partielle d'actifs publics, s'attaquer aux prêts douteux qui obstruent les circuits du crédit de l'économie, créer une commission des impôts pleinement indépendante et pousser l'entreprenariat", poursuit Varoufakis.

Viabiliser le système grec des retraites, privatiser et rendre le fisc parfaitement indépendant sont au nombre des conditions réclamées par les créanciers d'Athènes pour débloquer la dernière tranche, de 7,2 milliards d'euros, prévue par l'actuel plan d'assistance financière.

ULTIME ÉCHÉANCE EN JUIN?

Elu le 25 janvier sur la promesse d'en finir avec les politiques d'austérité imposées par la "troïka" (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), le parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras s'est longtemps opposé à ces conditions.   Suite...

 
Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis. Le gouvernement grec, en mal de liquidités, a proposé une série de concessions sur certaines des réformes réclamées par ses créanciers internationaux mais ses partenaires de l'Eurogroupe, réunis ce vendredi à Riga, ont appelé à une accélération des négociations. /Photo prise le 24 avril 2015/REUTERS/Ints Kalnins