Gattaz propose un impôt à taux unique pour les entreprises

jeudi 23 avril 2015 13h20
 

PARIS (Reuters) - Le président du Medef souhaite l'instauration d'un impôt à taux unique en France, dans un premier temps pour les entreprises, et la généralisation des contrats de professionnalisation payés sous le smic, dans une interview à l'hebdomadaire Challenges.

Pierre Gattaz invite une nouvelle fois le gouvernement à aller plus vite et plus loin dans les réformes pour créer les conditions d'une reprise économique soutenue et appelle de ses voeux une "révolution culturelle".

En France, "on n'a pas le droit de parler de la suppression de l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune), des 35 heures ou du smic", s'indigne-t-il. "Nous sommes dans la commedia dell'arte, la défense des postures, des dogmes et des appareils. Il faut arrêter de raconter du baratin."

Outre la suppression de l'ISF et des niches fiscales, sauf le crédit d'impôt recherche, il préconise une simplification de la fiscalité avec un impôt proportionnel à taux unique sur le modèle de la contribution sociale généralisée (CSG).

"Pour l'instant", il propose de n'appliquer cette "flat tax" qu'aux revenus des sociétés et aux plus-values, pour lesquelles les dispositions varient en fonction de la durée de détention des titres ou du type d'actionnaire.

"Il faut tout imposer au même taux pour simplifier et donner de la visibilité", explique le président de la première organisation patronale française.

Il préconise par ailleurs une généralisation des contrats de professionnalisation réservés aux demandeurs d'emploi d'au moins 26 ans, aux allocataires de minima sociaux comme le Revenu de solidarité active (RSA) et aux jeunes.

Les jeunes bénéficiaires de 16 à 26 ans reçoivent une rémunération inférieure au smic contre un complément de formation. Pierre Gattaz veut étendre ces modalités à tous les chômeurs de longue durée et allocataires du RSA.

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Le président du Medef Pierre Gattaz souhaite l'instauration d'un impôt à taux unique en France, dans un premier temps pour les entreprises, et la généralisation des contrats de professionnalisation payés sous le smic. /Photo prise le 3 décembre 2014 /REUTERS/Robert Pratta