La BCE face aux signes de reprise et à la menace grecque

lundi 13 avril 2015 17h02
 

par John O'Donnell

FRANCFORT (Reuters) - Les gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient constater mercredi au cours de leur réunion de politique monétaire une amélioration de la conjoncture économique au sein de la zone euro, malgré l'ombre persistante de la Grèce.

Alors que les prix semblent freiner leur chute, le président de l'institution de Francfort Mario Draghi pourrait d'ores et déjà proclamer la réussite du vaste programme de rachats d'actifs, essentiellement de la dette publique, lancé le 9 mars.

Cette politique d'assouplissement quantitatif (QE) est destinée à favoriser le crédit et à soutenir la croissance en injectant 60 milliards d'euros de liquidités par mois dans le système financier. Elle contribue en outre à la faiblesse de l'euro, tombé à un creux de 12 ans face au dollar, ce qui soutient les exportations.

La BCE a annoncé lundi qu'elle avait acquis pour 61,681 milliards d'euros de titres publics à la date du 10 avril, même si le rythme de ces achats a ralenti la semaine dernière.

Parallèlement à l'effondrement des cours du pétrole, le lancement de cette politique, censée perdurer jusqu'en septembre 2016, a coïncidé avec la publication d'une série d'indicateurs économiques laissant entrevoir une accélération de l'activité dans la zone euro.

"La crise de l'euro n'est pas terminée. Mais l'union européenne est dans une conjonction favorable, avec un euro et des cours du pétrole faibles qui aident l'économie", dit Martin Lück, économiste chez UBS. "Le QE peut contribuer à redresser l'économie de la zone euro mais il est encore prématuré de juger de sa réussite."

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Les gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient constater mercredi au cours de leur réunion de politique monétaire une amélioration de la conjoncture économique au sein de la zone euro, malgré l'ombre persistante de la Grèce. /Photo prise le 21 janvier 2015/REUTERS/Kai Pfaffenbach