Remous autour des conditions de départ de l'ex-PDG de Vivarte

jeudi 9 avril 2015 13h30
 

PARIS (Reuters) - L'ancien patron de Vivarte, qui vient d'annoncer un plan de restructuration passant par la suppression de près de 1.500 emplois, a vivement démenti jeudi avoir touché plus de trois millions d'euros d'indemnités de départ, comme évoqué par Le Parisien.

"Ces chiffres sont totalement fantaisistes", a déclaré à Reuters Marc Lelandais, ajoutant que ses indemnités de départ correspondaient aux normes générales du marché.

Remercié en octobre par les fonds devenus les nouveaux propriétaires du groupe d'habillement et de chaussures (Oaktree, Alcentra, GoldenTree, Babson, notamment) il a obtenu, selon une source proche du dossier, une indemnité équivalant à deux ans de salaire, soit 1,5 à 1,8 million d'euros.

Vivarte s'est refusé à tout commentaire.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, interrogé sur RTL sur le chiffre de trois millions évoqué par Le Parisien, s'est dit choqué: "Evidemment que c'est choquant, évidemment que c'est cette partie de l'économie de marché dans laquelle nous vivons qui est devenue incompréhensible, qui crée des inégalités inexplicables et que vous ne pouvez pas défendre."

"L'Etat ne va pas s'immiscer, je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte", a-t-il ajouté.

Vivarte est passé sous le contrôle de ses fonds créanciers après un accord de restructuration portant sur 2,0 milliards d'euros de dettes, négocié par Marc Lelandais.

L'ex-PDG estime être victime d'une "campagne de manipulation destinée à lui faire porter le chapeau du plan social annoncé", alors que l'entreprise était, dit-il, en grande difficulté à son arrivée.

Il rappelle avoir mené "avec succès" la restructuration financière et dit avoir quitté le groupe sur de fortes divergences avec les fonds, notamment sur la rémunération jugée excessive du conseil d'administration qu'ils allaient constituer.   Suite...

 
Marc Lelandais, ex-patron de Vivarte, propriétaire entre autres de La Halle aux vêtements, dément avoir touché plus de trois millions d'euros d'indemnités de départ, comme évoqué par Le Parisien. Le groupe vient d'annoncer un plan de restructuration passant par la suppression de près de 1.500 emplois. /Photo prise le 8 avril 2015/REUTERS/Charles Platiau