Paris dévoile une nouvelle trajectoire pour ses comptes publics

mercredi 8 avril 2015 23h02
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français vise un déficit public 2015 et 2016 moins élevé qu'il ne le prévoyait auparavant et une croissance économique moins dynamique en 2016 et 2017, dans sa nouvelle trajectoire des finances publiques dévoilée mercredi.

Ses nouvelles cibles de déficit pour 2015, 2016 et 2017 sont plus ambitieuses que celles figurant dans la recommandation faite à la France par la Commission européenne le mois dernier, grâce au résultat finalement plus favorable que prévu de 2014.

Le déficit public, qui comprend les comptes de l'Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, devrait ainsi passer, selon le gouvernement, de 4,0% du PIB fin 2014, un résultat annoncé le mois dernier, à 3,8% fin 2015, 3,3% fin 2016 et 2,7% fin 2017.

La précédente trajectoire votée en décembre par le Parlement prévoyait un déficit ramené de 4,4% en 2014 à 4,1% en 2015, 3,6% en 2016 et 2,7% en 2017.

En accordant à la France un nouveau délai de deux ans pour revenir sous la limite européenne de 3%, la Commission européenne lui a dans le même temps demandé de ramener son déficit à 4,0% fin 2015, 3,4% fin 2016 et 2,8% fin 2017.

Comme il l'avait annoncé, le gouvernement a confirmé mercredi sa prévision d'une croissance économique de 1,0% cette année. Mais il a abaissé ses prévisions pour 2016 et 2017, à 1,5% et 1,5% contre 1,7% et 1,9% dans son précédent scénario.

"Les hypothèses de croissance et d'inflation se veulent prudentes", a-t-on expliqué dans l'entourage du ministre des Finances, Michel Sapin.

Le ministère des Finances a précisé qu'il ne dirait que mercredi prochain comment il compte réaliser l'effort supplémentaire de 3 à 4 milliards d'euros de redressement de ses comptes cette année demandé par la Commission européenne.   Suite...

 
Pour sa nouvelle trajectoire des finances publiques dévoilée mercredi, le gouvernement français vise un déficit public 2015 et 2016 moins élevé qu'il ne le prévoyait auparavant et une croissance économique moins dynamique en 2016 et 2017. Le ministère des Finances ne devrait annoncer que mercredi prochain comment il compte réaliser l'effort supplémentaire de 3 à 4 milliards d'euros de redressement de ses comptes cette année demandé par la Commission européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge