8 avril 2015 / 20:44 / il y a 2 ans

Wall Street avance légèrement après les minutes de la Fed

LA CLÔTURE DE WALL STREET

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en légère hausse mercredi à l‘issue d‘une séance volatile après des “minutes” de la réunion de mars de la Réserve fédérale et des déclarations de responsables de la Fed n‘écartant pas l‘éventualité d‘une hausse des taux en juin.

La porte n‘est pas totalement fermée pour une hausse des taux d‘intérêt aux Etats-Unis dès le mois de juin malgré l‘accès de faiblesse de l‘économie au premier trimestre, mais tout dépendra des indicateurs de conjoncture publiés d‘ici là, ont déclaré deux responsables influents de la Fed.

Les ”minutes de la réunion de la Fed des 17 et 18 mars, publiées mercredi, ont également montré que les responsables de la politique monétaire américaine étaient prêts s‘engager rapidement vers une hausse des taux, tout en souhaitant prendre leur temps une fois le processus amorcé.

Les intervenants attendent un relèvement en septembre à la suite du récent accès de faiblesse de l‘économie américaine.

“Juin serait une surprise”, dit Alan Gayle, responsable de la stratégie et de l‘investissement chez RidgeWorth Investments. “Si la Fed modifie sa politique monétaire de façon rapide et arbitraire, ce sera au détriment des actions.”

L‘indice Dow Jones a gagné 27,09 points, soit 0,15%, à 17.902,51 points. Le S&P-500, plus large, a pris 5,57 points, soit 0,27%, à 2.081,90 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 40,59 points (+0,83%) à 4.950,82 points.

La tendance a été alourdie par le secteur de l‘énergie dans le sillage des cours du pétrole, mais le projet de fusion dans la pharmacie entre Mylan et Perrigo a été un facteur de soutien.

LE BRENT RETOMBE VERS 56 DOLLARS LE BARIL

Le Brent chutait de 5,2% brut léger américain de 5,7% après des statistiques de l‘Agence américaine d‘information sur l‘énergie (EIA) annonçant la plus forte hausse hebdomadaire des stocks de brut aux Etats-Unis depuis mars 2001.

“C‘est une hausse spectaculaire (des stocks américains) et on se demande comment l‘interpréter -- est-ce un ralentissement de l‘économie? C‘est sûrement comme cela que le marché le voit”, commente Joe Saluzzi de Themis Trading.

Les valeurs de l‘énergie, qui étaient soutenues par l‘offre de 64 milliards de dollars de Royal Dutch Shell pour son rival BG Group, ont baissé après l‘annonce de l‘EIA.

Il s‘agit de la première fusion d‘une telle ampleur dans le secteur pétrolier depuis des années, dans le but de réduire l‘écart avec l‘américain Exxon Mobil, première “major” mondiale. Exxon Mobil a reculé de 1,97%.

De son côté, le fabricant de médicaments génériques Mylan a bondi de 14,75% après avoir proposé à son compatriote Perrigo (+18,39%) de le racheter pour 28,9 milliards de dollars (26,7 milliards d‘euros).

Rite Aid, première chaîne de pharmacies aux Etats-Unis, a progressé de 2,07% en réaction aux résultats de son quatrième trimestre décalé, en hausse plus forte que prévu.

Le groupe de métaux Alcoa, qui ouvrait le bal des résultats après la clôture, perdait plus de 3% dans les transactions après-Bourse à la suite de l‘annonce d‘un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, hors coûts de restructuration, mais d‘un chiffre d‘affaires inférieur aux attentes.

Wall Street se prépare à sa pire saison des résultats trimestriels depuis 2009 avec sérénité, comptant sur le maintien d‘une politique monétaire accommodante par la Réserve fédérale pour absorber le choc.

Les résultats des entreprises du S&P 500 sont attendus en baisse de 2,8% sur le trimestre, par rapport à la même période un an auparavant, ce qui en ferait le pire trimestre depuis le troisième trimestre de 2009, encore marqué par les séquelles de la crise financière, montrent des données de Thomson Reuters.

Le dollar a gagné du terrain pour la troisième séance d‘affilée après les “minutes” de la Fed et gagne 0,25% face à un panier de devises de référence.

Les rendements des obligations du Trésor à court terme ont atteint leur pic d‘une semaine après le compte-rendu et les propos des deux responsables de la banque centrale américaine.

Avec Rodrigo Campos, Juliette Rouillon pour le service français

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