Shell veut racheter BG, numéro trois britannique de l'énergie

mercredi 8 avril 2015 08h01
 

par Narottam Medhora et Dmitry Zhdannikov

(Reuters) - Royal Dutch Shell est en discussions avancées avec BG Group en vue d'une éventuelle OPA qui, le cas échéant, serait la première mégafusion dans le secteur pétrolier depuis le début des années 2000.

En mettant la main sur le numéro trois britannique, Shell, qui est le numéro un devant BP, pourrait renforcer des positions déjà dominantes dans le secteur du gaz et réduire l'écart avec l'américain Exxon Mobil, première "major" mondiale.

BG, qui pèse 31,2 milliards de livres (46,2 milliards de dollars) en Bourse, a fait état de discussions avancées avec Shell, dont la capitalisation boursière est de 136,6 milliards de livres, après que le Wall Street Journal a, le premier, fait état de ces pourparlers.

A Wall Street, Exxon Mobil pèse 359,7 milliards de dollars.

"Il n'y a aucune certitude quant au lancement d'une offre sur BG", déclare BG dans un communiqué, précisant que Shell doit annoncer ses intentions d'ici le 5 mai.

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais s'est refusé à tout commentaire. Ce dernier, si l'opération se faisait, aurait accès aux projets de BG au Brésil, en Afrique de l'est, en Australie, au Kazakhstan et en Egypte, dont certains des projets mondiaux les plus ambitieux dans le gaz naturel liquéfié.

La possibilité d'un rapprochement entre Shell et BG intervient dans un contexte de chute des cours du pétrole, qui s'explique surtout par un déséquilibre persistant entre une offre abondante, alimentée à la fois par le boom du gaz de schiste en Amérique du Nord et le refus de l'Opep de baisser sa production, et une demande relativement atone.

Depuis un dernier pic de juin 2014, les prix du pétrole ont été divisés par près de deux, ce qui crée un environnement similaire à celui du début des années 2000, quand ont eu lieu nombre de fusions et acquisitions de grande ampleur dans le secteur.   Suite...

 
Royal Dutch Shell est en discussions avancées avec BG Group en vue d'une éventuelle offre de rachat qui, le cas échéant, serait la première mégafusion dans le secteur pétrolier depuis le début des années 2000. BG, numéro trois britannique, pèse 31,2 milliards de livres (46,2 milliards de dollars) en Bourse. /Photo prise le 29 janvier 2015/REUTERS/Toby Melville