Le 9 avril, prochaine échéance clé pour la Grèce

jeudi 2 avril 2015 17h57
 

(Reuters) - La Grèce a annoncé à ses créanciers qu'elle serait à court de liquidités le 9 avril et leur a demandé de nouveaux financements sans attendre un accord sur ses réformes, mais cette requête a été rejetée, a-t-on appris de plusieurs responsables de la zone euro, des informations démenties par la suite par Athènes.

La demande grecque de nouvelles aides a été formulée mercredi lors d'une téléconférence des représentants des ministères des Finances de la zone euro, organisée pour évaluer les progrès encore nécessaires pour permettre le déblocage de nouvelles aides financières, ont expliqué les sources.

"Le ministère des Finances dément catégoriquement une dépêche non signée de Reuters au sujet de points qui auraient été discutés lors de la réunion du groupe de travail de l'Eurogroupe le 1er avril", a écrit le ministère grec des Finances dans un communiqué.

Mercredi, Athènes avait déjà démenti les propos du ministre grec de l'Intérieur, Nikos Voutsis, selon lesquels son pays devrait choisir entre rembourser un prêt d'environ 450 millions d'euros du Fonds monétaire international (FMI) arrivant à échéance le 9 avril ou payer les traitements et les retraites de la fonction publique.

Lors de la téléconférence, le représentant de la Grèce a déclaré qu'un accord sur le programme de réformes ne devait pas être conclu "post mortem" en affirmant que "nous n'avons aucun moyen pour aller au-delà du 9 avril", ont rapporté des responsables de la zone euro. Il a jugé irréaliste d'attendre un accord sur les réformes avant de débloquer de nouvelles aides.

La représentation allemande à Bruxelles a annoncé jeudi que le "Groupe de travail Eurogroupe" se réunirait mercredi prochain après-midi et jeudi matin, les 8 et 9 avril, sans préciser l'ordre du jour des débats.

LA LISTE DE RÉFORMES JUGÉE ENCORE INSUFFISANTE

Selon les sources de la zone euro, plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont réaffirmé mercredi que pour obtenir le reste des 240 milliards d'euros d'aide étrangère prévus, Athènes devait conclure un accord sur les réformes et leur mise en oeuvre, et qu'il n'y avait aucune chance de débloquer les fonds le 9 avril.   Suite...

 
La Grèce a annoncé à ses créanciers qu'elle serait à court de liquidités le 9 avril et leur a demandé de nouveaux financements sans attendre un accord sur ses réformes, mais cette requête a été rejetée, a-t-on appris de plusieurs responsables de la zone euro, des informations démenties catégoriquement par la suite par Athènes. /Photo prise le 28 mars 2015/REUTERS/Kostas Tsironis