L'industrie chimique a accéléré en 2014, prudence pour 2015

mardi 24 mars 2015 11h15
 

par Noëlle Mennella

PARIS (Reuters) - Le secteur français de la chimie, dont la croissance s'est accélérée en 2014 grâce à une forte contribution des exportations, aborde 2015 avec prudence même si sa compétitivité devrait bénéficier de l'impact des baisses conjointes des cours du pétrole et de l'euro, déclare Philippe Goebel, le président de l'Union des industries chimiques.

L'an dernier, l'industrie chimique a enregistré une poussée de 2,9% en volume (+1,3% en 2013) et son chiffre d'affaires s'est stabilisé à 82,4 milliards d'euros.

Dans le même temps, sa balance commerciale a établi un record historique à 7,4 milliards d'euros, dopée par une hausse de 1,9% de ses exportations à 54,7 milliards d'euros tandis que ses importations ont diminué de 1,8% à 47,3 milliards.

Tous les secteurs ont participé à l'embellie de l'industrie, avec un rattrapage de la production en chimie organique (+5,6%), après plusieurs années de contraction, tandis que les savons, parfums et produits d'entretien ont réalisé une avancée significative (+3,9%) pour la deuxième année consécutive.

"A la fin 2014, l'industrie chimique en France est en volume en progression de 5% par rapport à son meilleur niveau d'avant le début de la crise en 2008, alors que l'ensemble de l'industrie est en baisse de 16%", souligne Philippe Goeble dans une interview accordée à Reuters.

C'est dans ce contexte que l'UIC table pour 2015 sur un gain de 2% en volume, dont 1% pour la chimie organique et 3,5% pour le secteur des savons, parfums et produits d'entretien.

"On a voulu être prudents", explique Philippe Goebel, soulignant que la croissance du secteur en volume en 2014 est bien supérieure à celle de 1,5% à 2% l'an enregistrée pendant longtemps et que sa progression ne peut pas être linéaire.

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Le secteur français de la chimie, dont la croissance s'est accélérée en 2014 grâce à une forte contribution des exportations, aborde 2015 avec prudence même si sa compétitivité devrait bénéficier de l'impact des baisses conjointes des cours du pétrole et de l'euro, selon Philippe Goebel, le président de l'Union des industries chimiques. /Photo d'archives/ REUTERS/Denis Balibouse