Le rachat de Mr Bricolage remis en question, selon Kingfisher

mardi 24 mars 2015 11h28
 

par Pascale Denis et Neil Maidment

PARIS/LONDRES (Reuters) - Le rachat de Mr Bricolage par Kingfisher pourrait être remis en question par l'opposition d'une majorité du conseil du spécialiste français du bricolage comme de son premier actionnaire, a fait savoir mardi le groupe britannique.

Mr Bricolage et Kingfisher sont entrés en négociations exclusives en avril 2014 en vue de la cession à Kingfisher des titres des deux grands actionnaires de Mr Bricolage, l'ANPF (Association nationale des promoteurs du faites-le-vous-même, 41,9% du capital) et la famille Tabur (26,3%) au prix au 15 euros par action.

"La majorité du conseil de Mr Bricolage et l'ANPF ont des réserves sur l'opération", a fait savoir Kingfisher dans un communiqué publié mardi matin, ajoutant attendre une clarification de leurs positions.

La famille Tabur a quant à elle confirmé son engagement initial en faveur de l'opération, a-t-il précisé.

Interrogé, Mr Bricolage qui a demandé la suspension de son titre en Bourse lundi, s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.

"Les implications pour l'opération sont pour l'instant incertaines et Kingfisher informera les investisseurs en temps voulu", a ajouté le groupe britannique.

L'opération valorise Mr Bricolage à 275 millions d'euros, dont 118,3 millions de dette.

Ce rachat, qui ferait du britannique déjà propriétaire de Castorama et Brico Dépôt le numéro un du marché français, a été soumis en janvier à l'approbation de l'Autorité de la concurrence qui n'a, à ce jour, pas rendu son avis.   Suite...

 
Jean-François Boucher, PDG de Mr Bricolage. Le rachat de l'enseigne française par Kingfisher pour 275 millions d'euros a été remis en doute mardi, le groupe britannique évoquant des réserves de certains membres du conseil d'administration et du premier actionnaire de sa cible. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen