Lafarge et Holcim s'entendent, la fusion sera bouclée en juillet

vendredi 20 mars 2015 20h24
 

par Gwénaëlle Barzic et Gilles Guillaume et Oliver Hirt

PARIS/ZURICH (Reuters) - Lafarge et Holcim ont trouvé un accord pour réviser leur projet de créer le premier cimentier mondial, mais s'ils ont donné satisfaction aux actionnaires du groupe suisse en améliorant les termes de leur fusion ils laissent en suspens une question clé pour la direction du futur ensemble.

Le mariage est remis sur les rails après quelques semaines de doute et doit désormais être célébré en juillet, au lieu de la fin du premier semestre, mais le contrat reste menacé si les deux groupes ne s'entendent pas sur la personnalité de celui qui assurera les fonctions de directeur général.

Au terme de plusieurs jours d'intenses négociations, Lafarge et Holcim ont convenu de conditions plus favorables au groupe suisse, la flambée du franc et des perspectives de résultats plus favorables du côté d'Holcim ayant changé la donne depuis l'annonce de la fusion en avril 2014.

Le ratio d'échange a été ramené à 0,9 action Holcim pour une action Lafarge, au lieu de la parité, ce qui donnera à Holcim près de 56% du futur ensemble et 44% à Lafarge, contre 53%-47% dans le schéma initial.

Concernant la gouvernance, la partie suisse a aussi eu gain de cause. Elle n'acceptait plus, selon des sources proches du dossier, que le PDG de Lafarge, Bruno Lafont, soit directeur général en raison de ses performances passées à la tête du groupe français et de son style de management. Bruno Lafont n'assurera finalement pas cette fonction mais sera coprésident non exécutif du conseil au côté de l'actuel président d'Holcim, Wolfgang Reitzle.

UN AMÉRICAIN DANS LE JEU ?

Le directeur général sera nommé dans les prochaines semaines sur proposition de Bruno Lafont et du conseil d'administration de Lafarge. Il n'a pas été précisé s'il serait choisi au sein de Lafarge ou en externe.   Suite...

 
Lafarge et Holcim ont annoncé vendredi que leurs conseils d'administration avaient trouvé un accord sur des termes révisés de leur projet de fusion qui prévoit une nouvelle parité d'échange et la nomination du PDG de Lafarge comme co-président non-exécutif du conseil de la nouvelle entité. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann