Enel mise sur les marchés émergents pour rebondir

jeudi 19 mars 2015 12h53
 

par Stephen Jewkes

MILAN (Reuters) - Enel vise une augmentation du bénéfice et du dividende au cours des cinq prochaines années en se concentrant sur les marchés émergents et les énergies vertes après avoir fait état jeudi d'une chute de 84% de son résultat net au titre de 2014, en raison d'importantes dépréciations d'actifs.

Le numéro un italien des services aux collectivités va investir 18 milliards d'euros pour relancer sa croissance, dont plus de la moitié dans les marchés émergents comme l'Amérique latine et l'Afrique, et doubler la capacité de sa division énergies vertes.

Enel compte également sur ses technologies de compteurs et de réseaux "intelligents" pour développer son activité. Le groupe a dit vouloir mettre l'accent sur un plus grand nombre de petits projets plutôt que les grands sites traditionnels.

Son concurrent allemand E.ON a aussi décidé de se concentrer sur les énergies renouvelables et les réseaux de distribution d'électricité "intelligents", en se scindant de ses centrales thermiques.

Le secteur de l'énergie de l'Europe souffre de la faiblesse de la demande d'énergie dans un contexte de stagnation économique, de recul des prix de gros de l'électricité et d'une forte demande d'énergies renouvelables plus propres appelées à remplacer les centrales thermiques.

Enel, dont l'Etat italien a cédé 5,7% du capital fin février pour ne plus garder directement que 25,3% du capital tout en conservant le contrôle de la société, a précisé qu'il verserait un dividende de 0,14 euro par action, contre 0,13 euro en 2013.

Enel veut porter son ratio de distribution du bénéfice sous forme de dividendes à 50% en 2015, contre 40% actuellement, pour ensuite le porter progressivement à 65% d'ici 2018.

La stratégie de l'administrateur délégué d'Enel Francesco Starace, qui a pris les rênes du groupe public italien l'an dernier, a été bien accueillie.   Suite...

 
Enel a fait état jeudi d'une chute de 84% de son bénéfice net au titre de 2014, le numéro un italien des services aux collectivités ayant passé dans ses comptes de l'an dernier de très importantes dépréciations d'actifs, notamment en Italie et en Slovaquie. /Photo prise le 11 novembre 2014/REUTERS/Tony Gentile