Lafarge et Holcim discutent d'un nouveau rôle pour Lafont

mercredi 18 mars 2015 17h43
 

par Gilles Guillaume et Leila Abboud et Matthieu Protard

PARIS/ZURICH (Reuters) - Lafarge et Holcim vont réunir à nouveau mercredi soir leurs conseils d'administration pour tenter de sauver le projet de fusion entre les deux groupes, en proposant notamment que le PDG du cimentier français Bruno Lafont ne devienne pas DG de LafargeHolcim, mais seulement coprésident, a-t-on appris de plusieurs sources au fait de la situation.

Selon ces sources, Jean-Jacques Gauthier, actuel directeur financier de Lafarge, pourrait être proposé à la place comme directeur général du groupe issu de la fusion.

"Rien n'est encore totalement décidé", a précisé une des sources. "Les discussions se poursuivent."

Dans le projet initial de "fusion entre égaux" présenté le 7 avril 2014, le PDG de Lafarge devait devenir DG du nouveau groupe combiné, tandis que la présidence allait au président d'Holcim, Wolfgang Reitzle. Mais le choix de Bruno Lafont est devenu un point de blocage pour certains côté suisse.

"La question n'est pas celle de l'équilibre de la fusion, la question est celle d'une personne", a indiqué une source proche d'Holcim.

Dimanche, le cimentier suisse a demandé à Lafarge la renégociation de leur accord de fusion sur des questions de parité et de gouvernance. Lundi, Lafarge s'était dit prêt à revoir les termes financiers de l'opération, mais pas davantage.

"Les discussions se poursuivent tous azimuts, sur la parité et la gouvernance", a déclaré une des sources, estimant qu'un accord satisfaisant les deux parties pourrait être trouvé et annoncé d'ici mercredi soir ou jeudi matin.

Lafarge et Holcim ont refusé de faire un commentaire.   Suite...

 
Lafarge et Holcim discutent désormais de tous les sujets pour tenter de sauver leur projet de fusion, y compris de la possibilité que Bruno Lafont, PDG du cimentier français, joue un autre rôle au sein du futur LafargeHolcim, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier.  /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann