15 mars 2015 / 15:43 / il y a 2 ans

Ignazio Visco met en garde contre un excès d'optimisme sur le QE

Le gouverneur de la Banque d'Italie Ignazio Visco, qui siège au Conseil des gouverneurs de la BCE, a averti que le lancement du programme d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne (BCE) ne devait pas donner lieu à un optimisme excessif, d'autant que les taux d'intérêt ne pourront pas éternellement rester à zéro. /Photo prise le 23 janvier 2015/Ruben Sprich

CERNOBBIO, Italie (Reuters) - Le lancement du programme d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne (BCE) ne doit pas donner lieu à un optimisme excessif, d'autant que les taux d'intérêt ne pourront pas éternellement rester à zéro, a averti le gouverneur de la Banque d'Italie Ignazio Visco.

La BCE a commencé lundi dernier à racheter des obligations souveraines dans le cadre de sa politique dite de "quantitative easing" (QE) qui vise à relancer l'inflation et à soutenir l'activité économique dans la zone euro.

Ignazio Visco, qui siège au Conseil des gouverneurs de la BCE, a noté que l'euro avait baissé plus rapidement que prévu depuis les premières annonces sur le QE et que celui-ci risquait du coup de dépasser ses objectifs, ainsi que d'alimenter une hausse excessive des prix des actifs financiers et immobiliers.

"Il nous faut tenter de ramener l'inflation près de 2% le plus rapidement possible", a-t-il dit samedi lors d'une conférence qui réunissait banquiers centraux, dirigeants politiques et décideurs économiques à Cernobbio, sur les rives du lac de Côme.

"Nous ne pouvons maintenir les taux d'intérêt à zéro éternellement ou pour une période de temps ultra-prolongée", a-t-il ajouté.

La BCE a ramené son principal taux directeur à 0,05% au début septembre.

Ignazio Visco a noté que la situation économique en Italie restait fragile en dépit d'un "nouvel optimisme" apparu depuis quelques semaines chez les investisseurs.

Il a cité le cas des chiffres décevants de la production industrielle publiés mardi, avec un recul mensuel de 0,7% quand les économistes attendaient en moyenne une légère progression.

"C'est le signe qu'il faut se garder de tout optimisme excessif (...) Il reste de la fragilité", a dit le banquier central.

Après trois années de contraction, la Banque d'Italie prévoit une croissance comprise entre 0,5% et 1,0% cette année, puis supérieure à 1,5% en 2016.

Valentina Za et Francesca Landini, Véronique Tison pour le service français

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