Wall Street se demande si la patience de la Fed est à bout

dimanche 15 mars 2015 16h08
 

par Sinead Carew

NEW YORK (Reuters) - Wall Street est suspendue au communiqué de politique monétaire que publiera la Réserve fédérale mercredi et dans lequel elle pourrait cesser d'évoquer la nécessité d'une politique de taux "patiente", ce qui donnerait le signal d'une prochaine remontée de ses taux d'intérêt pour la première fois depuis 2006.

Le Standard & Poor's 500, l'indice de référence des gérants américains, a perdu 2,6% depuis le 6 mars, date de la publication de chiffres de l'emploi bien meilleurs qu'attendu qui ont renforcé les anticipations d'une hausse des taux dès le mois de juin.

La Bourse devrait encore marquer le coup si, comme beaucoup s'y attendent, la présidente de la banque centrale Janet Yellen ne fait plus référence à une attitude "patiente" dans le communiqué qui suivra la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire (Fomc).

Cette subtilité sémantique sera interprétée comme une pré-annonce de hausse des taux mais les économistes sont divisés quant à savoir si le premier resserrement interviendra dès juin ou alors en septembre, selon une enquête Reuters effectuée jeudi.

Les futures sur les fed funds sont plus tranchés, avec seulement 19% des traders qui anticipent une hausse de taux en juin et 58% en septembre, selon CME Group FedWatch.

Bon nombre de traders ne croient pas à un tour de vis dès juin du fait de la faiblesse de l'inflation. Mais cela devrait changer mercredi, avertit Torsten Slok, économiste pour l'international chez Deutsche Bank Services à New York.

"Le retrait du mot 'patient' sonnera le réveil général", dit-il en prédisant une réaction négative de Wall Street.

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Wall Street est suspendue au communiqué de politique monétaire que publiera la Réserve fédérale mercredi et dans lequel elle pourrait cesser d'évoquer la nécessité d'une politique de taux "patiente", ce qui donnerait le signal d'une prochaine remontée de ses taux d'intérêt pour la première fois depuis 2006. /Photo prise le 17 février 2015/REUTERS/Carlo Allegri