Clôture en hausse des principaux marchés européens

vendredi 13 mars 2015 18h15
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes, à l'exception de Londres, ont terminé vendredi dans le vert, mais les gains ont été réduits en raison d'un nouvel accès de faiblesse des cours du pétrole et des ressources de base.

Les places européennes sont toutefois proches de leurs pics de sept ans, soutenues par l'espoir que les rachats massifs de dette souveraine de la Banque centrale européenne (BCE) et la baisse de l'euro vont relancer la croissance en Europe.

"Les actions en Europe sont tirées par le marché des changes", souligne Nicolas Cheron, analyste chez FXCM, ajoutant que la baisse de l'euro a joué un rôle majeur dans le rally observé en Europe au cours des derniers mois.

La monnaie européenne a touché vendredi un nouveau plus bas de 12 ans à 1,4810 face au dollar avant de remonter légèrement au-dessus de 1,05 vers 17H00 GMT.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur un gain de 0,46% (23,13 points) à 5.010,46 points, sa première clôture au-dessus de 5.000 points depuis mai 2008. Le Dax allemand a pris 0,87%, mais le Footsie britannique a reflué de 0,30%, pénalisé par les valeurs minières et celles de l'énergie. L'indice EuroStoxx 50 a gagné 0,34% et le FTSEurofirst 300 0,21%.

Sur la semaine, l'indice vedette de la Bourse de Paris a progressé de 0,86%, enregistrant une sixième hausse hebdomadaire consécutive. Le FTSEurofirst 300, lui, a gagné 0,46% en cinq séances.

Au moment de la clôture en Europe, la Bourse de New York était en net recul, le Dow Jones, le S&P-500 et le Nasdaq reculant d'environ 1%. Les indices américains sont pénalisées par le pétrole et la vigueur du dollar, qui pourrait grever les bénéfices des grandes multinationales.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale pour l'or noir, a enfoncé le seuil des 56 dollars à 55,70 dollars (2,42%) vers 16h50 GMT, pénalisé entre autres par le rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) soulignant que l'excédent de l'offre mondiale s'aggrave en raison de la production des Etats-Unis qui ne donne aucun signe de ralentissement.

"C'est un peu surprenant de voir que les Etats-Unis continuent de produire à un tel niveau et ce niveau excédentaire pèse sur les matières premières", commente Michael Arone, stratégiste chez State Street Global Advisors.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES