March 13, 2015 / 10:59 AM / in 2 years

La banque russe VTB a vu ses profits s'évaporer en 2014

2 MINUTES DE LECTURE

La banque russe VTB a réalisé un bénéfice de 0,8 milliard de roubles seulement (12,26 millions d'euros) en 2014, ce qui signifie qu'elle a accusé sa première perte trimestrielle depuis 2009 au quatrième trimestre du fait des sanctions et du ralentissement de la croissance du pays. /Photo prisele 17 juillet 2014/Eduard Korniyenko

MOSCOU (Reuters) - La banque russe VTB a annoncé vendredi avoir réalisé un bénéfice de 0,8 milliard de roubles seulement (12,26 millions d'euros) en 2014, ce qui signifie qu'elle a accusé sa première perte trimestrielle depuis 2009 au quatrième trimestre du fait des sanctions et du ralentissement de la croissance du pays.

VTB, qui domine le secteur bancaire en Russie avec sa grande rivale Sberbank, est visée par les sanctions imposées par les grandes puissances occidentales contre la Russie pour le rôle qu'elle joue dans la crise ukrainienne.

Selon un consensus établi par Reuters, la banque aurait dû accuser une perte nette de 2,6 milliards de roubles en 2014. VTB a publié un bénéfice net de 5,4 milliards de roubles sur les neuf premiers mois de l'année, ce qui laisse penser qu'elle a enregistré une perte de 4,6 milliards au quatrième trimestre.

"Nos clients ont été affectés par le ralentissement économique et un environnement géopolitique difficile, ainsi que par la dépréciation rapide du rouble et la hausse des taux d'intérêt qui en a découlé", explique dans un communiqué le directeur général de VTB, Andreï Kostine. "Ceci a débouché sur des coûts du risque élevés pour VTB, qui a leur tour ont pesé sur le bénéfice net".

VTB a annoncé que ses provisions pour créances douteuses avaient fortement augmenté, à 275,4 milliards de roubles en 2014 contre 99,2 milliards en 2013. Son retour sur fonds propres - une mesure de la rentabilité - est tombé à 0,1% contre 11,8%.

La banque a reçu 214 milliards de roubles d'aide de l'Etat l'an dernier pour renforcer ses fonds propres et 100 milliards du fonds souverain pour financer ses investissements.

Alexander Winning et Oksana Kobzeva, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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