Des entreprises européennes dans la ligne de mire des activistes

lundi 9 mars 2015 19h14
 

par Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - Les fonds activistes s'impatientent face à l'accumulation d'importants trésors de guerre de la part de groupes européens qui ne définissent pas pour autant de stratégies claires pour utiliser ces abondantes liquidités.

Les activistes, qui ont pour habitude de prendre des participations avant de réclamer des changements de management, de stratégie ou d'allocation du capital, sortent de plus en plus de leur silence en Europe pour réclamer des entreprises qu'elles se restructurent et qu'elles augmentent les dividendes versés aux actionnaires.

"Les actionnaires sont de plus en plus frustrés envers certaines équipes dirigeantes et réclament des changements", explique Joseph Oughourlian, le co-fondateur et directeur général du fonds britannique Amber Capital qui gère 1,5 milliard de dollars d'actifs.

"Les dirigeants ne peuvent plus se contenter de justifier la sous-performance de leurs cours de Bourse par l'environnement de marasme économique."

Le fonds Amber Capital, qui voit dans le remaniement des états-majors un bon moyen de redresser la performance des entreprises, a été l'an dernier à la manoeuvre pour exiger des changements au sein des équipes du fabricant de câbles Nexans, après deux années de sous-performance boursière face à son grand rival italien Prysmian.

Mi-février, Arnaud Poupart-Lafarge, le nouveau directeur général de Nexans, a indiqué que le groupe s'était fixé comme objectif de poursuivre sa transformation et ses réductions de coûts pour redresser durablement sa rentabilité.

Amber Capital fait partie de la douzaine de grands fonds activistes européens parmi lesquels on compte également GO Investment Partners, Cevian Capital, Elliott Associates ou encore Knight Vinke.

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Les fonds activistes s'impatientent face à l'accumulation d'importants trésors de guerre de la part de groupes européens qui ne définissent pas pour autant de stratégies claires pour utiliser ces abondantes liquidités. Ils sortent ainsi de plus en plus de leur silence en Europe pour réclamer des entreprises qu'elles se restructurent et qu'elles augmentent les dividendes versés aux actionnaires. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson