L'Arabie saoudite entrevoit une stabilisation des prix du brut

mercredi 4 mars 2015 16h05
 

BERLIN (Reuters) - Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al Naïmi, a déclaré mercredi s'attendre à une stabilisation des prix du pétrole après leurs plus bas de six ans touchés en janvier, affichant un optimisme prudent sur les perspectives du marché.

Invité à une conférence à Berlin, il également exhorté les pays non-membres de l'Opep à coopérer et à contribuer à l'équilibre du marché pétrolier, jugeant que son pays n'avait pas à subventionner les producteurs aux coûts plus élevés.

"A l'avenir, j'espère et j'attends un équilibre entre l'offre et la demande et une stabilisation des prix", a-t-il dit.

"La croissance de l'économie mondiale semble plus solide", a-t-il ajouté.

Ces déclarations constituent un signe supplémentaire que le premier producteur de l'Opep va s'en tenir à sa politique actuelle, consistant à défendre ses parts de marché face aux pays n'appartenant pas au cartel.

Le mois dernier, le ministre saoudien avait déjà dit constater une hausse de la demande de pétrole et une accalmie des marchés.

Mercredi sur les marchés, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, se traitait juste au-dessus de 60 dollars, soit un rebond de près de 30% depuis son creux du 13 janvier à 45 dollars le baril.

L'effondrement des prix pétroliers, résultant d'un déséquilibre entre une demande atone et une offre surabondante, a commencé en juin dernier lorsque le baril était à 115 dollars, et s'est accéléré en novembre à l'issue de la réunion ministérielle de l'Opep à Vienne qui a décidé de ne pas réduire ses quotas de production.

A Berlin, Ali al Naïmi a réitéré que l'Arabie saoudite ne réduirait pas sa production de pétrole sauf si ses clients lui disent qu'ils n'en veulent plus.   Suite...

 
Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al Naïmi, a déclaré mercredi s'attendre à une stabilisation des prix du pétrole après leurs plus bas de six ans touchés en janvier, affichant un optimisme prudent sur les perspectives du marché. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, se traitait mercredi juste au-dessus de 60 dollars, soit un rebond de près de 30% depuis son creux du 13 janvier à 45 dollars le baril. /Photo d'archives/REUTERS/Heinz-Peter Bader