Le profit de Barclays en hausse malgré les provisions juridiques

mardi 3 mars 2015 12h30
 

par Steve Slater et Matt Scuffham

LONDRES (Reuters) - Barclays a plus que doublé ses provisions pour frais juridiques liés notamment à des soupçons de manipulation des taux de change mais a dégagé un profit annuel en hausse de 12% et supérieur aux attentes en raison d'une politique de réduction drastique des coûts.

La banque britannique a fait état mardi d'un bénéfice imposable ajusté de 5,5 milliards de livres, après 4,9 milliards en 2013. Les analystes s'attendaient en moyenne à 5,3 milliards de livres.

Le bénéfice ajusté ne tient pas compte des provisions pour frais juridiques qui ont bondi de 250% à 1,7 milliard de livres fin 2014 contre 485 millions un an plus tôt.

Ce montant comprend 1,25 milliard pour les enquêtes en cours et d'éventuels règlements négociés au sujet de manipulations présumées des taux de change, alors que cette provision était jusqu'à présent de 500 millions de livres.

Après prise en compte des charges, provisions et coûts de restructuration, le bénéfice imposable accuse un recul de 21% à 2,3 milliards de livres.

Vers 11h00 GMT, l'action Barclays cède environ 3% à la Bourse de Londres alors que l'indice du secteur bancaire européen ne perd que de 0,17%.

Acteur majeur de marché des changes, Barclays n'avait pas pu être partie prenante de l'accord entre les autorités américaines et britanniques et six autres banques négocié en novembre dernier pour mettre un terme aux enquêtes liées aux manipulations présumées des changes, faute d'être parvenue à s'entendre avec le régulateur bancaire de l'Etat de New York.

"La résolution de ces questions constitue un aspect important de notre plan pour Barclays, et même si cela peut s'avérer difficile, j'espère que nous réaliserons des progrès significatifs dans ce domaine en 2015", a dit le directeur général Antony Jenkins.   Suite...

 
Barclays a plus que doublé ses provisions pour frais juridiques liés notamment à des soupçons de manipulation des taux de change, à 1,25 milliard de livres sterling (1,72 milliard d'euros). Le bénéfice annuel de la banque britannique a néanmoins augmenté plus que prévu (+12%) en raison d'une politique de réduction drastique des coûts. /Photo prise le 30 juillet 2014/REUTERS/Toby Melville