BASF anticipe un bénéfice d'exploitation stable en 2015

vendredi 27 février 2015 11h58
 

par Ludwig Burger

LUDWIGSHAFEN, Allemagne (Reuters) - BASF, le numéro un mondial de la chimie par le chiffre d'affaires, a annoncé vendredi tabler sur une stagnation de son bénéfice d'exploitation cette année en raison de la baisse des prix du pétrole et des coûts liés au lancement d'un nombre élevé de sites de production.

Le groupe allemand, dont les activités s'étendent des mousses synthétiques aux peintures automobiles en passant par les composants pour pots d'échappement catalytiques, a ajouté que les perspectives de croissance mondiale pour cette année étaient relativement fortes mais soumises à d'importantes incertitudes.

"Les prix du pétrole et des matières premières sont volatils, tout comme les devises. Les marchés émergents croissent plus lentement et l'économie mondiale est pénalisée par des conflits géopolitiques", a-t-il expliqué en publiant ses résultats trimestriels.

A la Bourse de Francfort, l'action BASF perdait 2,92% à 84,48 euros à 11h50, la plus forte baisse de l'indice Dax, qui cédait alors 0,2%. Le titre avait auparavant gagné 25% depuis le 1er janvier.

Avec une prime de 25% par rapport au secteur sur la base du rapport cours-bénéfice, "la valeur s'est, de notre point de vue, clairement emballée", a commenté Christian Faitz, analyste de Kepler Cheuvreux.

INVESTISSEMENT EN BAISSE CETTE ANNÉE

BASF a réalisé sur les trois derniers mois de 2014 un bénéfice avant impôt et charges financières (Ebit) ajusté des éléments exceptionnels de 1,46 milliard d'euros, alors que les analystes financiers interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un résultat de 1,36 milliard.   Suite...

 
Usine BASF de Ludwigshafen en Allemagne. Le numéro un mondial de la chimie par le chiffre d'affaires a dégagé un bénéfice d'exploitation trimestriel en hausse de 2,8% et meilleur qu'attendu, les bonnes performances de ses pesticides et de ses produits pétrochimiques de base ayant compensé l'impact de la chute des cours des hydrocarbures sur celles de sa division de pétrole et de gaz.  /Photo d'archives/REUTERS/Alex Domanski