DCNS compte redevenir bénéficiaire en 2015

mardi 24 février 2015 18h31
 

PARIS (Reuters) - Le constructeur naval militaire DCNS a annoncé mardi qu'il comptait retrouver un bénéfice net en 2015 après une perte nette de 336 millions d'euros en 2014 entraînée par des provisions sur plusieurs contrats.

L'équipementier Thales, actionnaire à 35% de DCNS, avait déjà annoncé fin janvier prévoir une perte nette de l'ordre de 300 millions d'euros pour cette entreprise.

"On a un degré de confiance suffisant sur l'analyse des comptes 2014 pour anticiper que dès 2015 on sera revenu à une profitabilité (...) faiblement positive", a expliqué le PDG de DCNS Hervé Guillou à des journalistes.

Le groupe, dont l'Etat détient 64% et les salariés 1%, a pâti des provisions sur le contrat de sous-marins Barracuda pour l'armée française et le réacteur de recherche Jules Horowitz développé pour le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

DCNS a dû également compter sur la non-livraison du premier des deux navires de guerre Mistral à la Russie, qui était prévue en octobre 2014, à la suite de la décision de la France de geler ce contrat en raison du conflit en Ukraine.

Le groupe, qui ne souhaite pas communiquer sur l'impact financier de cette décision sur ce contrat évalué à près de 1,2 milliard d'euros, continue à poursuivre selon le calendrier prévu la production du deuxième Mistral, dont la livraison était programmée à l'origine pour octobre prochain.

Si la France décidait de ne pas livrer les Mistral à la Russie, Moscou devrait donner son aval pour l'exportation des bateaux à un autre pays et l'adaptation à ce nouveau client coûterait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d'euros selon ses besoins.

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Le constructeur naval militaire DCNS compte retrouver un bénéfice net en 2015 après une perte nette de 336 millions d'euros en 2014 entraînée par des provisions sur plusieurs contrats. Le groupe a pâti des provisions sur le contrat de sous-marins Barracuda pour l'armée française et le réacteur de recherche Jules Horowitz développé pour le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et a également souffert de la non-livraison du premier des deux navires de guerre Mistral à la Russie. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau