Areva publie une perte de 4,9 milliards d'euros

lundi 23 février 2015 17h26
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Areva a fait état lundi, avec plus d'une semaine d'avance sur le calendrier initial, d'une perte nette approchant les cinq milliards d'euros pour 2014, plombée par des pertes de valeur et plusieurs provisions, ce qui pousse les investisseurs à s'interroger sur une éventuelle augmentation de capital.

Le groupe d'énergie nucléaire, qui doit normalement publier ses résultats annuels le 4 mars, précise dans un communiqué qu'il s'agit d'éléments financiers préliminaires et non audités et que les comptes de l'exercice 2014 ne seront arrêtés par son conseil d'administration que le 3 mars.

Ces éléments préliminaires font ressortir pour 2014 un résultat net consolidé part du groupe négatif de l'ordre de -4,9 milliards d'euros, contre -0,5 milliard d'euros en 2013 et une perte nette de 1,43 milliard d'euros attendu par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

Selon Areva, ce déficit annoncé résulte de pertes de valeur au titre de certains actifs courants et non courants, de provisions pour pertes à terminaison et risques sur projets de construction ou de modernisation de réacteurs et sur contrats dans les énergies renouvelables, ainsi que de provisions en lien avec des évolutions dans l'application de la réglementation relative aux obligations de fin de cycle.

Areva, qui a suspendu en fin d'année dernière ses perspectives financières pour 2015 et 2016, avait déjà annoncé au début du mois prévoir de passer de nouvelles charges et dépréciations d'actifs dans ses comptes annuels.

"AUGMENTATION DE CAPITAL IMMINENTE"

En Bourse, les investisseurs préfèrent sortir d'une valeur qui pourrait être contrainte à une augmentation de capital pour faire face à ses difficultés financières.   Suite...

 
Areva a fait état lundi, avec plus d'une semaine d'avance sur le calendrier initial, d'une perte nette approchant les cinq milliards d'euros pour 2014, plombée par des pertes de valeur et plusieurs provisions, ce qui pousse les investisseurs à s'interroger sur une éventuelle augmentation de capital. /Photo prise le 23 février 2015/REUTERS/Gonzalo Fuentes