Gemalto enquête sur un possible piratage de ses cartes SIM

vendredi 20 février 2015 13h08
 

PARIS (Reuters) - Gemalto a dit vendredi enquêter sur des informations faisant état d'un piratage présumé de ses cartes SIM par les services de renseignement britanniques et américains, une nouvelle qui fait chuter en Bourse le spécialiste français de la sécurité numérique.

Citant des documents fournis par le lanceur d'alerte Edward Snowden, le site internet The Intercept explique que le GCHQ (Government Communications Headquarters) britannique et la NSA (National Security Agency) américaine auraient ainsi surveillé des communications dans le monde à l'insu des gouvernements et des opérateurs télécoms.

Gemalto indique dans un communiqué qu'il mettra tout en oeuvre pour "investiguer et comprendre l’étendue de ces techniques sophistiquées".

Il ajoute qu'à ce stade, il ne peut confirmer ces informations et qu'il n'a "aucune connaissance préalable que ces agences gouvernementales conduisaient cette opération".

Intercept se base sur un document secret du GCHQ datant de 2010.

Le GCHQ britannique s'est refusé à tout commentaire sur les questions de renseignements, tandis que la NSA n'était pas immédiatement disponible.

A la Bourse de Paris, l'action Gemalto chute de 7,5% à 67,22 euros à 12h35, accusant la plus forte baisse du SBF 120 (-0,3%) dans des volumes étoffés représentant 2,6 fois ceux réalisés en moyenne en une séance complète ces trois derniers mois sur Euronext.

Le titre perd désormais 1,15% depuis le début de l'année, après avoir perdu 15% en 2014.

Gemalto conçoit des cartes SIM, des cartes bancaires et des passeports biométriques et compte Verizon, AT&T et Vodafone parmi ses 450 clients dans le monde.   Suite...

 
Gemalto enquête sur des informations faisant état d'un piratage présumé de ses cartes SIM par les services de renseignement britanniques et américains. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann