Schneider vise une hausse de sa marge, et de nouvelles économies

jeudi 19 février 2015 10h42
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Schneider Electric a présenté jeudi un nouveau plan stratégique donnant la priorité à l'amélioration de sa marge, à la croissance organique et aux économies, après une année 2014 marquée par une légère baisse de sa rentabilité imputable aux effets de changes.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a affiché en 2014 une marge d'Ebita ajusté de 13,9%, en baisse de 40 points de base par rapport au comparatif retraité de 2013 (14,3%).

Par rapport au comparatif proforma (13,9%), la marge reste stable, et elle augmente de 40 points de base si l'on exclut les effets défavorables des devises. Schneider a dit viser pour 2015 une marge de 14% à 14,5%.

"En ligne avec notre nouveau programme d'entreprise, nous voulons faire croître notre marge, et 2015 est une première étape dans cette progression", a déclaré à Reuters le directeur financier, Emmanuel Babeau.

Le groupe vise aussi pour cette année une croissance organique modérée à un chiffre de son chiffre d'affaires, ressortie à 1,4% en 2014.

Il compte pour cela sur la poursuite de la croissance en Amérique du Nord, une stabilisation en Europe, une amélioration en Chine après son ralentissement du quatrième trimestre et sur une accélération en Inde, susceptibles d'éclipser un environnement de marché toujours difficile en Russie.

En 2014, l'Asie-Pacifique est devenue la première région d'activité du groupe, passant de justesse devant l'Europe de l'Ouest.

"La performance annuelle est globalement en ligne avec les prévisions", dit la Société générale dans une note de recherche. "Le point d'orgue de la présentation d'aujourd'hui, ce sont les engagements du management sur la croissance organique, et le ROCE."   Suite...

 
Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric. Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a présenté jeudi un nouveau plan stratégique donnant la priorité à la croissance organique et aux économies, après une année 2014 marquée par une légère baisse de sa marge imputable aux effets de changes. /Photo prise le 5 janvier 2015/REUTERS/Jacky Naegelen