COR-Air France-KLM réduit la voilure sur tous les fronts

jeudi 19 février 2015 19h58
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Correction. Bien lire "la hausse du dollar" au premier paragraphe.

Air France-KLM chute en Bourse jeudi matin après avoir annoncé une accélération de ses économies et repoussé ses objectifs de réduction de dette, estimant que la hausse du dollar et la baisse de ses recettes pourraient quasiment effacer en 2015 les gains attendus du recul du prix du kérosène.

Le numéro deux européen du transport aérien derrière la compagnie allemande Lufthansa, après avoir publié trois avertissements sur ses résultats l'an passé, ne s'est risqué à aucun objectif de résultats pour 2015.

L'action du groupe franco-néerlandais a clôturé en baisse de 5,02% à 7,208 euros, accusant l'une des plus fortes baisses de l'indice SBF 120, et portant son recul depuis le début de l'année à 9,5%, à comparer à une hausse de 13,2% de l'indice.

"Pas de prévision d'Ebitda (excédent brut d'exploitation) implique une visibilité faible, même plus faible que d'habitude", s'inquiète Société générale dans une note.

La banque juge "trop vagues" les quelques objectifs fournis par le groupe pour 2015.

Air France-KLM a ainsi accéléré son objectif de réduction de coûts unitaires pour la période 2015-2017 à 1,5% par an, contre 1%-1,5% auparavant. Pour cette année, Air France-KLM prévoit une réduction de 1% à 1,3%, soit 250 à 350 millions d'euros d'économies.

Air France, qui a déjà supprimé 8.000 emplois en trois ans, a détaillé vendredi dernier un nouveau plan de réduction de 800 postes au sol et chez les hôtesses et stewards et des mesures de modération salariale.   Suite...

 
Correction. Bien lire "la hausse du dollar".
Alexandre de Juniac, PDG du groupe Air France-KLM qui accélère ses économies et dit repousse rses objectifs de réduction de dette, estimant que la hausse du dollar et la baisse de ses recettes pourraient quasiment effacer en 2015 les gains attendus du recul du prix du kérosène. /Photo prise le 19 février 2015/REUTERS/John Schults