Le ton monte mais l'espoir d'un compromis avec la Grèce demeure

mardi 17 février 2015 20h40
 

par Renee Maltezou et Karolina Tagaris

BRUXELLES (Reuters) - Le ton est monté mardi entre la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux mais la porte vers un compromis permettant aux deux parties de sortir de l'impasse ne paraît pas totalement verrouillée.

Le gouvernement grec n'entend pas sacrifier les promesses électorales du parti Syriza sur l'autel d'un accord avec la zone euro et ne veut pas céder au chantage de ses partenaires, a déclaré dans la journée le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Dans le camp d'en face, Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, reste ferme et insiste sur la nécessité pour Athènes de réclamer une prolongation du plan d'aide.

"La décision appartient vraiment aux Grecs. Nous ne pouvons pas les forcer ou les prier. Nous nous tenons prêts à travailler avec eux, y compris au cours des prochains jours", a-t-il dit.

Athènes pourrait tenter de faire avancer les débats en sollicitant mercredi une prolongation de son accord de prêt avec la zone euro, a déclaré dans la soirée une source à Bruxelles, distinguant cet élément financier du programme d'aide international de 240 milliards d'euros en lui-même.

La source a ajouté qu'Athènes solliciterait une prolongation de six mois dont les conditions font toutefois toujours l'objet de négociations.

Le nouveau gouvernement grec refuse une prolongation du programme d'aide qui arrive à expiration le 28 février, voulant en finir avec les mesures d'austérité qui y sont attachées.

Alexis Tsipras fait toutefois une distinction entre le programme en lui-même et la question de la dette de la Grèce.   Suite...

 
Manifestation contre l'austérité à Athènes. Le ton est monté mardi entre la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux mais la porte vers un compromis permettant aux deux parties de sortir de l'impasse ne paraît pas totalement verrouillée. /Photo prise 16 février 2015/REUTERS/Yannis Behrakis