Kering espère des effets positifs de la relance de Gucci

mardi 17 février 2015 15h11
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Kering a publié mardi des résultats 2014 en baisse pour la deuxième année consécutive, affectés par des effets de change défavorables et la contre-performance de Gucci, son principal centre de profit en perte de vitesse.

Pour 2015, le groupe également propriétaire de Bottega Veneta ou Puma, a indiqué que les évolutions des changes pourraient avoir un impact favorable sur ses ventes et son résultat opérationnel mais que le coût de ses couvertures devrait peser sur sa marge au premier semestre.

Après des résultats sans réelle surprise, le titre perdait 2,5% à 176,5 euros en Bourse en milieu d'après-midi, plus forte baisse de l'indice CAC 40. Des analystes relèvent que la rentabilité de Kering, contrairement à celle de ses concurrents ne profitera pas à plein de la baisse de l'euro.

Gucci, qui pèse pour plus de 60% du résultat opérationnel du groupe, a encore reculé (-0,5% à changes constants) au quatrième trimestre, soldant l'année sur une baisse de 1,1%. Le résultat opérationnel de la griffe florentine a reculé de 6,7% et sa marge a fortement baissé à 30,2% (contre 31,8% en 2013), très touchée par le coût des couvertures de change.

A la peine depuis près de deux ans, Gucci souffre d'un repositionnement drastique sur des produits haut de gamme qui n'est pas en phase avec les attentes de sa clientèle, d'un manque de créativité et d'un réseau de distribution insuffisamment attractif.

Pour relancer la griffe, Kering a remplacé son duo de tête en décembre. Le PDG du groupe, François-Henri Pinault, a indiqué mardi que les effets de la relance de la marque devraient se faire sentir à partir du second semestre. Cela passera par une nouvelle offre de produits, une communication plus cohérente et une amélioration de l'attractivité des magasins, a-t-il dit.

Gucci n'entend pas renoncer à sa stratégie de montée en gamme, mais doit retravailler son offre de logos et de petite maroquinerie (à moins de 500 euros) afin de répondre aux besoins de la classe moyenne émergente, dont la marque s'est coupée.

Avec plus de 500 magasins dans le monde, la griffe dispose de la taille "idéale", selon le PDG de Kering, mais doit améliorer le service et l'aménagement des magasins.   Suite...

 
Le PDG de Kering, François-Henri Pinault. Le groupe de luxe a enregistré en 2014 un recul de ses résultats, affectés par des effets de change défavorables et marqués par un recul des performances de Gucci, son principal centre de profit en perte de vitesse. /Photo prise le 17 février 2015/REUTERS/Charles Platiau