La Grèce et ses créanciers cherchent un délicat compromis

dimanche 15 février 2015 16h38
 

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro auront lundi la redoutable tâche de chercher un accord acceptable à la fois par la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux, introuvable depuis l'accession au pouvoir du parti anti-austérité Syriza.

Le gouvernement grec a promis de faire "tout son possible" pour parvenir dès cette semaine à un tel accord, un engagement qu'ont salué les marchés financiers en fin de semaine dernière alors que s'engageaient des discussions entre experts des deux parties pour tenter d'élaborer un compromis.

"Je m'attends à des négociations difficiles mais je n'en suis pas moins plein de confiance", déclare le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au magazine allemand Stern.

L'échec de la précédente réunion de l'Eurogroupe, mercredi dernier à Bruxelles, a cependant montré que le chemin vers un accord était semé d'embûches, même si aucun des deux camps ne veut fermer la porte qui y conduit.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a dit samedi avoir bon espoir : "Notre position de fermeté, qui s'appuie sur la logique, débouchera sur un accord, même à la dernière minute", a-t-il dit dans une interview au journal grec Kathimerini.

La Grèce est prête à des concessions et se déclare notamment favorable à un vaste programme de réformes pour régler certains des problèmes qui pénalisent son économie depuis des décennies, a dit dimanche le porte-parole du gouvernement grec.

Athènes refuse toutefois de se plier sans discuter à des ordres venus de l'étranger et n'acceptera pas un plan de sauvetage ayant les caractéristiques des précédents, s'est-il empressé d'ajouter.

Pour le porte-parole du gouvernement grec, il n'y aurait rien de catastrophique à ce que l'Eurogroupe fasse lundi soir le constat d'un nouvel échec.

Cette opinion n'est pas partagée par certaines capitales européennes, en particulier Berlin et Helsinki, où tout nouvel accord avec la Grèce devrait être soumis au vote du Parlement.   Suite...

 
Les ministres des Finances de la zone euro auront lundi la redoutable tâche de chercher un accord acceptable à la fois par la Grèce et ses bailleurs de fonds internationaux, introuvable depuis l'accession au pouvoir du parti anti-austérité Syriza. Le gouvernement grec a promis de faire "tout son possible" pour parvenir dès cette semaine à un tel accord /Photo prise le 20 janvier 2015/REUTERS/Alkis Konstantinidis