L'Oréal attend un important effet positif de l'euro en 2015

vendredi 13 février 2015 17h02
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - La croissance et les résultats de L'Oréal bénéficieront en 2015 de la baisse de l'euro et des effets positifs du recul des prix du pétrole sur les coûts et la consommation, a déclaré vendredi le PDG du groupe de cosmétiques.

Plombé par la contre-performance de sa division de produits grands public (Maybelline, L'Oréal Paris, Garnier) aux Etats-Unis et en Chine, L'Oréal a signé en 2014 une croissance organique limitée à 3,7% l'an dernier, la plus faible depuis 2009.

"La forte réévaluation du dollar face à l'euro aura un effet positif très important sur le chiffre d'affaires et les profits", a toutefois souligné Jean-Paul Agon, lors d'une conférence consacrée aux résultats du groupe.

L'impact positif de l'effet devises sur le chiffre d'affaires a été estimé à 5,5% par le directeur financier Christian Mulliez, qui a précisé qu'il serait néanmoins "modéré" sur la rentabilité".

Mais la croissance ne sera pas linéaire et le premier trimestre sera légèrement inférieur à la moyenne annuelle, a ajouté le PDG, indiquant que la plupart des lancements interviendraient au cours des trois premiers mois de l'année et que leurs effets se feraient sentir ensuite au fil des trimestres suivants.

Après des années de vents contraires liés à la vigueur de la devise européenne, la baisse de l'euro apporte au groupe français des gains de compétitivité par rapport à ses concurrents.

"Grâce à l'euro, L'Oréal a moins de contraintes globales que Procter & Gamble pour délivrer des résultats", note Pierre Tegner, analyste de Natixis.

La baisse du prix du pétrole devrait quant à elle avoir un effet positif sur la marge brute, que le groupe n'a pas quantifié, ainsi que sur la consommation des ménages, en particulier aux Etats-Unis.   Suite...

 
La croissance et les résultats de L'Oréal bénéficieront en 2015 de la baisse de l'euro et des effets positifs du recul des prix du pétrole sur les coûts et la consommation, assure le PDG du groupe de cosmétiques. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann