Areva envisagerait d'ouvrir certaines filiales à EDF

jeudi 5 février 2015 14h42
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - Dans le cadre de son futur plan stratégique, Areva envisage de filialiser ses activités liées aux nouveaux projets de centrales nucléaires à l'international ainsi qu'au traitement des combustibles usés afin d'y faire entrer EDF, a déclaré à Reuters une source au fait du dossier.

"C'est une piste de réflexion mais ça devrait être un sujet majeur du plan" qui sera annoncé le 4 mars, a déclaré cette source. "L'idée qui est en train de s'imposer, c'est que l'avenir d'Areva est étroitement lié à celui d'EDF."

Au-delà de la relation avec l'électricien public, le plan prévoirait plus globalement "une filialisation de certaines activités avec l'entrée de nouveaux investisseurs dans des coentreprises, Areva devenant une holding gérant ces sociétés avec ses partenaires", a déclaré la même source.

Areva, EDF et l'Agence de participations de l'Etat n'ont pas souhaité commenter ces informations.

Le projet avec EDF aurait pour avantage de faire entrer des capitaux chez Areva dans une période difficile et lui permettrait de partager les risques et les investissements avec son plus grand client, qui représentait 30% de ses ventes en 2013.

Le resserrement des liens entre les deux groupes s'est déjà traduit par l'entrée au conseil d'administration d'EDF du nouveau président d'Areva, Philippe Varin, fin 2014.

Le nouveau PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a en outre récemment souligné la nécessité pour son groupe de s'organiser rapidement avec Areva afin de saisir les opportunités de développement sur le marché chinois.

Le gouvernement français avait en outre autorisé fin 2011 la filialisation de l'activité minière d'Areva, qui suscitait alors l'intérêt d'EDF et d'investisseurs étrangers comme le Qatar, mais le groupe nucléaire est depuis resté seul propriétaire du pôle.   Suite...

 
Dans le cadre de son futur plan stratégique, Areva envisage de filialiser ses activités liées aux nouveaux projets de centrales nucléaires à l'international ainsi qu'au traitement des combustibles usés afin d'y faire entrer EDF, a déclaré à Reuters une source au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen