Swatch tente de rassurer après la chute de ses résultats

jeudi 5 février 2015 10h17
 

ZURICH (Reuters) - Swatch Group a assuré jeudi disposer d'une assise "des plus solides" et promis le maintien de son dividende, en dépit de la vigueur du franc suisse et de la chute de ses profits l'an dernier, sanctionnée par une forte baisse de son cours en Bourse.

Le secteur helvétique de l'horlogerie, déjà confronté au ralentissement de la demande en Chine, l'un de ses principaux débouchés, a subi mi-janvier un nouveau coup dur avec la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'abandonner le cours plancher du franc face à l'euro.

L'envolée de la devise suisse qui a suivi se traduit à la fois par une hausse des coûts et une baisse du chiffre d'affaires réalisé hors de Suisse.

Plusieurs des marques de Swatch ont compensé cet effet par des hausses de prix de 5% à 7% sur certains marchés, a expliqué le groupe sans plus de précision.

Surtout connu pour les montres bon marché à son nom mais également propriétaire de marques de luxe comme Blancpain, Breguet ou Omega, Swatch a réaffirmé jeudi "son fort engagement envers la place de production suisse et le renforcement du 'Swiss Made'", malgré le handicap du franc fort.

Il prévoit de continuer à afficher un taux de croissance de près de 10% en franc suisse "tout en continuant à générer de sains bénéfices".

"Après un fort mois de décembre 2014 en franc suisse, l’année 2015 a débuté de façon très prometteuse avec un solide mois de janvier, calculé en monnaies locales évidemment", précise-t-il dans un communiqué.

L'action Swatch perdait néanmoins 4,1% à 371,70 francs à 8h40 GMT, la plus forte baisse de l'indice SMI, qui abandonnait alors 0,86%.

Le titre du groupe a abandonné 11% depuis le 1er janvier, principalement à cause du revirement de la BNS, après un recul de 25% l'an dernier, lié aux inquiétudes suscitées par la demande et la concurrence, notamment avec l'émergence des montres connectées.   Suite...

 
Swatch, numéro un mondial de l'horlogerie, se dit dans une situation solide en dépit d'un franc suisse surévalué et d'une baisse de son bénéfice net en 2014. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Lauener